Condition de la femme : élargir la lutte contre les victimes de la traite humaine

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En marge de la 58ème session de la Commission de la Condition de la femme réunie au Siège de l'ONU, à New York, le Conseil de l'Europe et la Mission autrichienne ont organisé une réunion parallèle sur la traite des êtres humains en tant que forme de violence sévère contre les femmes et les filles. L'occasion de prôner une nouvelle approche qui aille au-delà du pénal dans la lutte contre ce fléau.

 

En effet, ce phénomène néfaste constitue une violation des droits de l’homme et affecte la vie de dizaines de millions de personnes dans le monde, dont la grande majorité sont des femmes et des filles.

 

Même si l’exploitation sexuelle continue de prévaloir, la traite des femmes et des filles peut prendre d’autres formes d'exploitation, à l'instar de la servitude domestique, du mariage et de la mendicité forcés, qui sont en hausse.

 

La discrimination et la violence fondées sur le sexe sont les deux causes profondes et les conséquences de la traite humaine.

 

Selon le président du Groupe d’ experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA ) du Conseil de l'Europe, qui a également présidé la réunion, la nouvelle approche évoquée lors de la réunion comprendrait notamment la formation de tous les fonctionnaires des États qui sont au contact des victimes de manière a pouvoir les repérer, la mise en place de mécanisme de coopération avec les ONG qui signalent les victimes, l'apport d'une protection sociale et physique aux victimes ainsi que la mise en place d'un mécanisme d'indemnisation pour les victimes.

 

Le Conseil de l’Europe lutte activement contre la traite des êtres humains dans ses États Membres et au-delà, en partenariat avec d’autres organisations internationales et la société civile.

 

En 2005 il le Conseil de l’Europe a adopté la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains, qui adopte une perspective axée sur la victime et prévoit une série de droits pour les victimes de la traite.

 

 

La Convention a déjà été ratifiée par 41 pays et est ouverte à l’adhésion de pays qui ne sont pas membres du Conseil de l’Europe.

 

(Extrait sonore : Nicolas Le Coz, président du Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA ) ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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19/10/2017
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