Burundi : Pillay s'inquiète des restrictions croissantes des droits civils et politiques

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay a fait part vendredi de sa préoccupation face aux restrictions croissantes imposées aux droits civils et politiques au Burundi ainsi qu'à la récente série d’actes violents perpétrés par de jeunes militants du parti au pouvoiret de perturbation de réunions publiques organisées par des partis d’opposition.

« Je suis préoccupée par les restrictions imposées de manière croissante à la liberté d’assemblée et à la presse ces derniers mois au Burundi », a déclaré Navi Pillay.

Les attaques récentes commises par des membres de l’aile jeunesse du parti au pouvoir, dont le meurtre présumé d’un jeune dirigeant de l’opposition le 19 février, sont aussi très inquiétantes, en particulier avant les élections de 2015, a ajouté la Haut-Commissaire.

Au moins 19 incidents violents impliquant des membres de ce groupe de jeunes, plus connus sous le nom d’Imbonerakure, ont été rapportés depuis le début de l’année.

Ces incidents incluent des passages à tabac, des actes d’extorsion, des intimations d’opposants politiques ainsi que l’interdiction et la perturbation de réunions politiques.

Selon Navi Pillay, il existe un risque réel de voir les groupes de jeunes appartenant à l’opposition commencer à riposter, ce qui pourrait déclencher une spirale violente dangereuse.

La Haut commissaire demande au gouvernement de condamner publiquement ces actes violents et de s’assurer que les personnes responsables de ces actes rendent des comptes, afin d'apaiser les tensions politiques croissantes dans le pays .

Navi Pillay a souligné que la violence politique incessante représente une menace pour le processus démocratique dans un pays qui se remet lentement d’une guerre civile prolongée désastreuse.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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15/12/2017
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