Syrie: Brahimi accorde un temps de réflexion au gouvernement et à l’opposition

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Lakhdar Brahimi, Représentant de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie (Photo: ONU/J.M. Ferré)

Les délégations syriennes se sont mises d’accord sur l’ordre du jour d’une troisième phase des pourparlers de paix de Genève II, a annoncé ce samedi 15 février à Genève, Lakhdar Brahimi, Représentant de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie, sans spécifier la date à laquelle elle aura lieu.  Les quatre points qui seront évoqués lors du troisième round de ces négociations sont: violences et terrorisme; formation d’une instance gouvernante de transition; les institutions nationales; et la réconciliation nationale.

 

Extrait sonore :

« Nous avons tenu notre dernière réunion de cette session qui était aussi laborieuse que les précédentes, mais nous avons convenu d'un ordre du jour pour le nouveau round de négociations quand celui-ci se tiendra.  L'ordre du jour s'articulera autour de quatre points : violence et terrorisme ; ensuite les mesures de confiance ; les institutions nationales ; et enfin réconciliation nationale et le débat national. Comme vous n'êtes sans savoir que la partie gouvernementale pense la question la plus importante est le terrorisme alors que l’opposition considère que la question la plus importante est l’autorité gouvernementale de transition.  Nous avons suggéré d'emblée que les deux  parties doivent rassurer l'une et l'autre que leur sujet favori revêt la plus grande importance et par conséquent à discuter.

 

Nous avons donc proposé de convenir dès maintenant, pour ne pas perdre une semaine ou dix jours, comme on vient de le faire. On a donc proposé dès le premier jour de prévoir une discussion sur la violence, comment y mettre fin et la lutte contre le terrorisme. Le second jour serait consacré à la discussion autour de l’autorité gouvernementale transitoire. Cela étant sûr qu'un jour ne suffira pour épuiser ces deux points. Il faut plus de journées.  Malheureusement le gouvernement a donné une fin de non-recevoir, ce qui a attisé les soupçons de l’opposition que le gouvernement syrien ne souhaite même pas discuter de la question de l’autorité de transition. De mon côté, j'ai considéré que ce n'était pas bon pour le processus ni bon pour la Syrie, qu'on revienne pour un troisième round et qu'on tombe dans le même traquenard.

 

Je pense qu’il est souhaitable que chaque partie rentre et réfléchisse, tout en assumant leurs responsabilités. Est-ce qu'elles veulent que ce processus continue ou non. Moi je ferai la même chose d'ailleurs. J'irai discuter à New York avec le Secrétaire général de l'ONU. Nous avons besoin de discuter avec nos partenaires tripartites et peut être prévoir pour cela, une réunion entre Ban Ki-moon et les deux chefs de la diplomatie russe et américaine Sergei Lavrov et John Kerry ».

(Extrait sonore : Lakhdar Brahimi, Représentant de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
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31/07/2014
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