Situation sociale mondiale : 70% de la population de la planète habite un pays où les inégalités augmentent

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Les inégalités économiques et sociales s'accroissent, à l'intérieur des pays et entre les pays, souligne le Rapport sur la situation sociale mondiale 2013, du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies.

Selon l'étude publiée cette semaine, le pays de naissance est l'un des déterminants des opportunités de chacun dans la vie. Ainsi, 10% des personnes les plus pauvres en Suède gagnent 200 fois plus que leur contrepartie en RDC.

L'Afrique subsaharienne et australe connait les plus fortes inégalités sociales et économiques, avec l'Afrique du Sud qui a le niveau d'inégalité économique le plus haut du monde.

« Les inégalités en Afrique subsaharienne et en Afrique australe n'ont pas augmenté au cours des deux dernières années » souligne l'un des auteurs du rapport, Marta Roig, expliquant également que la réduction des inégalités et les impacts des politiques de réduction des inégalités mettent du temps à porter leurs fruits.

Aussi, certains groupes sociaux tels les autochtones, les femmes les jeunes, les personnes handicapées, ne réussissent pas à réussir sur le plan économique et social en raison des discriminations et des autres formes d'exclusion sociale.

Au-delà de l'aspect moral, le rapport souligne que la réduction des inégalités pourrait générer des bénéfices économiques et sociaux. Les sociétés qui sont les plus inégales sont moins stables : elles ont plus de crises économiques et elles mettent plus longtemps à sortir d'une crise.

Le document rappelle aussi que les politiques nationales peuvent avoir un impact sur ces inégalités.

Le rapport prône le recours à des dépenses sociales élevées, notamment la gratuité de l'éducation et de la santé, une protection sociale pour tout le monde, ainsi que des politiques économiques cohérentes.

«Ca ne sert à rien d'avoir des politiques sociales fortes si après les politiques économiques se concentrent à maintenir le niveau d'inflation bas sur le long terme, sans regarder ce qui se passe à long terme et ne regardent pas ce qui se passe au niveau de l'emploi ou de la pauvreté,» a expliqué Marta Roig.

(Interview : Marta Roig, Département des affaires économiques et sociales de l’ONU ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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23/10/2017
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