ONU : la mémoire des survivants de la shoah, source d'espoir et de résilience

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Dr. Naomi Azrieli

À l'occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, le 27 janvier, cette année l'ONU a organisé une exposition intitulée « Lorsque vous écoutez un témoin, vous devenez un témoin ».

L'exposition recueille les témoignages de survivants des participants aux programme pédagogique « La marche des vivants » qui consiste à faire visiter des anciens camps de concentration nazi polonais à des jeunes étudiants accompagnés de survivants de l'holocauste dans le cadre d'études approfondies sur les racines de l'intolérance, la haine et les préjugés.

Un survivant, un libérateur, des jeunes lauréats du porgramme ainsi que divers membres de la communauté onusienne ont pris la parole lors du vernissage de l'exposition y compris la Namoi Azrieli, présidente de la Fondation Azrieli qui consacre ses activités à l'enregistrement de la mémoire des survivants.

Selon Naomi Azrieli, il est important d'écouter les histoires des survivants de l'Holocauste car cela permet de connaître l'histoire de l'Holocauste, mais aussi d'en devenir le témoin, ce qui est un rôle actif et engagé.

Aussi raconter les histoires des survivants de l’Holocauste c'est non seulement se rappeler de l'Histoire mais aussi transmettre les leçons universelles de ces histories, explique la Canadienne.

Les jeunes d'aujourd'hui connaissent peut cette histoire, ils peuvent y accéder dans les livres mais de la partager avec quelqu'un qui l'a vécu davantage d’impact.

Pour les survivants, l'opportunité de raconter leurs expériences est comme une seconde libération, par laquelle ils se libèrent eux-mêmes de leur histoire, souligne Naomi Azrieli. De plus, il est très important pour ces survivants de savoir que le monde va se souvenir d'eux.

Pour Naomi Azrieli, se dédier à la mémoire des survivants et de l'holocauste, une période si sombre de l'Histoire, est difficile mais pas pour autant déprimant. Au contraire, il y a des moments de courage, d'espoir, de résilience humaine et même d'humour.

« En nous tous il y a la possibilité de faire le bien ou le mal, en nous tous il y a la possibilité de changer le monde pour le mieux ou pour le pire, et c'est à chacun de faire ce choix et je crois que l'être humain peut faire le choix de faire du bien dans le monde », a conclu l'éditeure des mémoires des survivants de l'Holocauste, qui affirme toujours croire en l'être humain.

(Interview : Naomi Azrieli, Présidente de la Fondation Azrieli; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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19/12/2014
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