OMS: Augmentation dans la demande de soins palliatifs à travers le monde (2ème partie)

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Les soins palliatifs que l’on peut définir au sens large comme des soins destinés à éviter ou atténuer la douleur en cas d’affection potentiellement mortelle font depuis longtemps figure de parent pauvre dans le domaine des soins de santé.

On estime à 40 millions le nombre des patients qui ont besoin chaque année de soins palliatifs selon l’Atlas mondial des soins palliatifs qui sera publié prochainement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en collaboration avec l’Alliance mondiale pour les soins palliatifs. Vingt et un millions d’entre eux ont besoin de ces soins en fin de vie, dont plus de 90% à la suite d’une maladie non transmissible.

On estime que 42% des pays ne disposent d’aucun service de soins palliatifs et que 30% dispensent des services limités dont ne bénéficie qu’une faible partie de la population.

L’OMS s'apprête à soumettre à son prochain Conseil exécutif un rapport sur les besoins croissants des services de soins palliatifs dus selon elle en partie au vieillissement de la population et à la prévalence accrue des maladies non transmissibles.

De fait, le Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 mentionne les soins palliatifs parmi les domaines auxquels les États Membres sont rendus attentifs.

Cette année, dans une résolution sur la couverture sanitaire universelle, l’Assemblée mondiale de la Santé mentionne les soins palliatifs parmi les services de qualité pouvant être fournis à un prix abordable par le système de santé, à tous les niveaux de soins, à l’ensemble de la population.

D’après ce rapport, les raisons pour lesquelles les besoins de soins palliatifs ne sont pas satisfaits comprennent notamment: une sensibilisation insuffisante, des politiques nationales inadéquates et le manque d’installations satisfaisantes et de personnel ayant reçu une formation appropriée. L’accès aux analgésiques opioïdes nécessaires pour soulager une douleur modérée ou sévère est limité dans beaucoup de pays.

Les risques liés à une large utilisation d’opioïdes puissants à des fins médicales suscitent d’autres préoccupations que l’abus des médicaments à des fins récréatives, notamment le risque pour les patients à qui l’on a prescrit des analgésiques opioïdes forts pour une douleur modérée ou sévère de devenir dépendants, voire de décéder d’une overdose.

(Interview: Gilles Forte, Coordonateur du Département des médicaments essentiels et produits de santé à l'OMS; propos recueillis par Florence Westergard)

Classé sous Fréquence santé, L'info, Santé.
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18/04/2014
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