Les agriculteurs d'Afrique de l'Ouest réduisent l’utilisation accrue de pesticides

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Les écoles de terrain qui forment les agriculteurs aux méthodes alternatives de lutte contre les ravageurs sont parvenues à quasiment éliminer le recours aux pesticides toxiques au sein d'une communauté de cultivateurs de coton au Mali. L 'utilisation de pesticides a affiché une baisse stupéfiante de 92 pour cent, selon une nouvelle étude de la FAO publiée aujourd'hui par la Royal Society de Londres. La formation des agriculteurs aux techniques alternatives de lutte contre les ravageurs s'est avérée trois fois plus rentable qu'acheter et utiliser des pesticides de synthèse, selon l'analyse de la FAO. La lutte intégrée contre les ravageurs s'applique à utiliser des approches respectueuses de l'environnement, telles que l'introduction d'insectes prédateurs bénéfiques, l'utilisation de biopesticides naturels, ou encore l'adoption de pratiques culturales renforçant la santé et la résistance des plantes face aux attaques de ravageurs. Le coton est une culture à forte valeur ajoutée cultivée par 4 millions d'agriculteurs. C'est le principal moteur de développement économique du Mali, représentant 8-9 pour cent du PIB et assurant jusqu'à 75 pour cent des recettes d'exportation du pays. L'utilisation de pesticides a largement contribué à la dégradation de l'environnement. Les trois documents parus aujourd'hui dans la revue de la Royal Society ont été co-financés par un projet régional associant six pays, financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) par le biais du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et exécuté par la FAO.

(Interview: Anne Sophie Poisot, coordinatrice adjointe du Programme régional de gestion intégrée de la production et des déprédateurs en Afrique de l'Ouest; propos recueillis par Murielle Sarr, de la FAO)

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16/10/2017
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