Syrie : intenses discussions sur la liste des participants à la conférence Genève II

Le Secrétaire général Ban Ki-moon annonce que la conférence sur la Syrie se tiendra à Genève le 22 Janvier 2014. Photo : ONU/Eskinder Debebe

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a indiqué lundi que des discussions intenses étaient en cours à la veille de l’ouverture de la conférence Genève II sur la Syrie, suite à l’émergence de certains différends sur la liste des participants.

« J’apporterais des précisions au cours de la journée », a ajouté Ban Ki-moon lors d’une réunion au Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient, mais sans préciser la nature exacte de ces différends.

« Le Secrétaire général, qui a déployé des efforts extraordinaires pour tenter de mettre fin aux souffrances en Syrie, est consterné par les développements concernant la participation à la Conférence de Genève sur la Syrie, qui doit débuter mercredi à Montreux », a affirmé le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky, lors d’un point de presse à New York.

« Certains acteurs clés ont conditionné leur participation à l’inclusion ou l’exclusion d’autres délégations », a ajouté M. Nesirky. Selon les médias, la Coalition nationale de la révolution et des forces armées syriennes, un groupe d’opposition syrien, qui avait confirmé sa participation, a menacé de boycotter la conférence à moins que le Secrétaire général ne retire l’invitation à l’Iran d’y participer.

« L’Iran, en dépit des assurances fournies oralement au Secrétaire général, a fait une déclaration publique décevante qui suggère que le gouvernement n’accepte pas que la base de la conférence de Genève, telle que définie par les deux États initiateurs (de cette conférence), la Fédération de Russie et les États-Unis, soit la mise en œuvre intégrale du Communiqué de Genève du 30 juin 2012, dont la mise en place par consentement mutuel d’un gouvernement de transition doté de pleins pouvoirs exécutifs », a expliqué Martin Nesirky.

« Le Secrétaire général estime que c’est le moment de réaliser une avancée pour la paix en Syrie. Ce n’est pas le moment d’ajouter des conditions », a encore dit le porte-parole.

Dimanche soir, Ban Ki-moon avait annoncé que, suite à des « réunions intenses » et plusieurs appels téléphoniques avec plusieurs dirigeants du monde et d’autres parties prenantes aux efforts diplomatiques concernant la Syrie, il avait décidé d’inviter l’Iran à participer à la conférence avec l’Australie, la Belgique, Bahreïn, le Vatican, la Grèce, le Luxembourg, le Mexique, les Pays-Bas et la République de Corée.

« Je pense qu’une large présence internationale sera importante et utile pour montrer la solidarité internationale et pour soutenir les travaux du gouvernement et de l’opposition syrienne à Genève », a affirmé le Secrétaire général en soulignant que l’Iran devait faire partie de la solution à la crise syrienne.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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31/07/2014
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