République centrafricaine : Ban Ki-moon prend note de la démission du Président et du Premier ministre

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré vendredi avoir pris note de la démission du Président et du Premier ministre de la République centrafricaine, annoncée plus tôt dans la journée à l’issue du Sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) dans la capitale tchadienne N’Djamena.

« Je prends note de leur décision. J’appelle tous les acteurs politiques du pays à travailler de toute urgence au rétablissement de la sécurité et de l’ordre et à répondre aux causes profondes de l’instabilité persistante », a dit Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York.

Le Secrétaire général a également déclaré qu’il fallait « renforcer la Mission internationale sous conduite africaine et faire davantage pour empêcher que la spirale de la violence ne se répande. »

Lors de cette conférence de presse, Ban Ki-moon a évoqué d’autres crises, notamment les conflits au Soudan du Sud

S’agissant de la Syrie, le Secrétaire général a rappelé qu’il allait présider mercredi prochain une conférence de donateurs au Koweït et qu’il avait envoyé des invitations officielles pour la Conférence de Genève sur la Syrie qui est prévue le 22 janvier.

« Dans l’immédiat, il faut un arrêt de toutes les violences », a-t-il dit. « Toutes les parties doivent améliorer l’accès humanitaire aux gens se trouvant dans les zones assiégées ».

Ban Ki-moon a jugé « choquante » la situation à Ghouta-Est, où 160.000 personnes sont sans assistance depuis plus d’un an. « Les Nations Unies sont prêtes à apporter une assistance dans la zone, mais il nous faut la coopération entière du gouvernement syrien », a-t-il ajouté.

Concernant le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, le Secrétaire général s’est dit « alarmé par l’annonce le matin même de plus de 1000 logements » dans les colonies israéliennes. « Ceci est illégal et c’est aussi un obstacle à la paix », a-t-il dit.

S’agissant de la Thaïlande, le Secrétaire général a indiqué qu’au cours des trois derniers jours il avait été en contact téléphonique avec la Première ministre Yingluck Shinawatra et le chef du parti d’opposition, Abhisit Vejjajiv pour les aider à combler leurs différences. Ban Ki-moon a dit craindre une escalade de la situation dans les jours à venir.

« J’appelle toutes les personnes concernées à la retenue, à éviter les provocations et à régler leurs différends de manière pacifique, à travers le dialogue », a-t-il dit.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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16/09/2014
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