RDC : “Les Nations Unies sont présentes pour agir et non pour réagir”, déclare Martin Kobler

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Photo: ONU/Paulo Filgueiras

Le Conseil de sécurité a examiné ce matin à New York la situation en République démocratique du Congo (RDC). Les quinze ont d'abord entendu l'exposé de Martin Kobler, le Représentant spécial des Nations Unies et patron de l'opération de maintien de la paix onusienne, la MONUSCO.

Le Représentant spécial, après avoir insisté sur les acquis de 2013, notamment la signature de l'Accord-cadre d'Addis-Abeba, la création de la Brigade d'intervention rapide et le renforcement de la cohésion internationale, a posé les jalons de l'action de la MONUSCO en 2014.

Pour Martin Kobler, il faut concrétiser les espoirs forgés par l'Accord-cadre de paix, sécurité et de coopération conclu fin janvier 2013 à Addis-Abeba. Il faut aussi rappeler que l'ONU est en RDC pour agir et non pour réagir. Aussi, seule une action concertée avec l'Armée congolaise permettra de venir à bout des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des Forces démocratiques armées ougandaises (ADF).

Il importe aussi de poursuivre la démobilisation, le désarmement et la réintégration (DDR) des anciens combattants, de réformer l'armée et la police nationales, et d'instaurer des îlots de stabilité pour, à terme, rétablir l'autorité de l'État. Cela passe par le développement économique et une coopération régionale intégrée le tout sur fond de reconfiguration de la MONUSCO.

Le Conseil a également entendu Mary Robinson. L'Envoyée spéciale des Nations Unies pour la région des Grands Lacs qui s'exprimait par vidéoconférence de Kinshasa, a elle aussi insisté alors que l'on va célébrer le premier anniversaire de l'Accord d'Addis-Abeba, sur l'adoption de mesures de confiance et le renforcement du dialogue à tous les niveaux

Mary Robinson a insisté sur l'application de l'Accord d'Addis-Abeba, tout en reconnaissant que l'optimisme suscité par la défaite du M23 et la conclusion du processus de Kampala semble avoir disparu après les attaques fin décembre à Kamango, puis à Kinshasa, puis l'aggravation de la crise centrafricaine et le début de la guerre civile au Soudan du Sud.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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17/10/2017
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