L’UNESCO donne le coup d’envoi de l’Année de la cristallographie

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L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) donne ce lundi le coup d’envoi de l’Année internationale de la cristallographie au siège de l’organisation à Paris.

Organisées conjointement par l’UNESCO et l’Union internationale de la cristallographie (UICr) lundi et mardi, les célébrations liées à cette Année visent à attirer l’attention sur une discipline méconnue du grand public et dont les contributions à la science moderne sont déterminantes.

La cristallographie étudie la composition et la structure des cristaux. La découverte des rayons X, au début du 20ème siècle, a ouvert la voie à la cristallographie moderne en permettant d’observer la structure atomique des cristaux. Au carrefour de la physique, de la chimie ou encore des mathématiques ou de la biologie, la cristallographie est à l’origine de très nombreuses applications dans l’industrie agro-alimentaire, pharmaceutique ou technologique, comme les écrans à cristaux liquides par exemple.

En 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, à l’initiative du Maroc, une résolution faisant de 2014 l’Année internationale de la cristallographie. Seule agence des Nations Unies dotée d’un mandat couvrant les sciences, notamment fondamentales, l’UNESCO a été chargée d’orchestrer les célébrations de cette Année en collaboration avec l’UICr.

L’Année donnera lieu à trois sommets régionaux : à Karachi (Pakistan) du 28 au 30 avril, à Campinas (Brésil) du 21 au 24 septembre et à Bloemfontein (Afrique du sud), du 15 au 17 octobre.

Par ailleurs, des laboratoires de démonstration de cristallographie seront mis en place tout au long de l’année. Hébergés par plusieurs universités situées dans les différents pays (Afrique du sud, Côte d’Ivoire, Emirats arabes unis, Ghana, Indonésie, Maroc, Pays-Bas, Turquie, Uruguay), ces laboratoires seront équipés de diffractomètres, des appareils permettant de déterminer la composition et la structure de la matière, fournis gracieusement par les entreprises qui les commercialisent. Ces « open labs » permettront de former des scientifiques localement à l’utilisation de ces appareils et à leurs applications, de procéder à des expériences en présence des étudiants et de favoriser la coopération scientifique internationale.

Un concours de croissance cristalline sera également ouvert aux élèves de l’enseignement du secondaire du monde entier. L’objectif de ce concours est de faire croître un monocristal à partir d’une solution saturée en sel. L’objectif est d’obtenir le plus gros et le plus pur des monocristaux.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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21/11/2014
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