Genève 2 : la deuxième session de négociations syriennes prévue en février

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Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie (Photo: ONU/J. M. Ferré).

La deuxième session de négociations entre régime syrien et opposition devrait reprendre « en principe » le 10 février prochain à Genève. La première phase de ces pourparlers de paix s’est achevée ce vendredi 31 janvier à Genève. Le représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe admet que «le fossé reste très large », mais Lakhdar Brahimi a néanmoins noté quelques points de convergence entre les deux parties syriennes à l'issue de cette semaine de consultations.

 

Genève 2 est un « début très modeste, mais c’est un début sur lequel on peut construire. Tel a été le sentiment du Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, à la fin de cette première phase des négociations inter-syriennes à Genève.   Lakhdar Brahimi admet que « les progrès sont certes très petits» mais quelques points de convergence ont été notés entre Damas et l'opposition.  Il cite pêle-mêle « l'accord d'une discussion sur l’application complète de la déclaration de Genève dans le but de mettre fin au conflit et d’établir un organe de transition ».   A cet égard, l'ancien Chef de la diplomatie algérienne rappelle que « pour la première fois depuis trois ans, les deux délégations ont pris l’habitude de s’asseoir dans la même pièce».

A l’issue de la première série de négociations sur la paix en Syrie, qui s’est déroulée du 22 au 31 janvier à Montreux et Genève, Lakhdar Brahimi a rappelé que les « deux parties sont décidées à discuter la complète mise en œuvre du communiqué de Genève I, il faut qu’elles arrivent à conclure un accord sur la fin du conflit et la mise en place d’un gouvernement de transition détenant les pleins pouvoirs exécutifs ». « Les deux parties comprennent que le conflit dans leur pays a causé des souffrances immenses et inacceptables au peuple syrien ».

Le Représentant spécial rappelle que « les deux parties croient que l’avenir de la Syrie peut uniquement être déterminé par le peuple de Syrie, de manière pacifique, sans intervention ou ingérence extérieure ». « Les deux parties s’engagent à assurer que la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité de la Syrie soient pleinement respectées, et qu’aucune perte de territoire ne sera jamais acceptée », fait remarquer le communiqué final publié ce vendredi à Genève.

« Les deux parties prévoient un avenir pour le pays qui reflète le meilleur des traditions historiques et culturelles des différents peuples de Syrie, et de son histoire d’harmonie et de tolérance ». Les deux parties ont compris que le peuple syrien espère une Syrie véritablement démocratique avec un gouvernement transparent, redevable et fondé sur les droits de l’homme et la règle de droit. « Les deux parties ont compris que la situation humanitaire de la population doit trouver une solution rapidement. « Les deux parties ont reconnu que la sécurité de tous en Syrie doit être préservée et assurée, parallèlement au fonctionnement des institutions et des services publics ».

Les négociations syriennes reprendront en principe le 10 février, a indiqué le médiateur. La délégation du régime a précisé qu’elle devait d’abord consulter Damas pour confirmer cette date acceptée par les représentants de l'opposition syrienne.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Lakhdar Brahimi,  Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie)

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18/10/2017
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