Conférence internationale sur la Syrie : les attentes des humanitaires pour Genève 2

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Des enfants syriens. Photo: UNICEF/Karin Skermbrucker

La Conférence internationale sur la Syrie s'ouvrira demain mercredi  22 janvier à Montreux, en Suisse. Présidée par le Secrétaire général de l'ONU, Genève 2 a vise à trouver une solution politique au conflit syrien. Mais pour de nombreux organismes, Genève 2 est aussi l'occasion de plaider des sujets prioritaires, comme c'est le cas des agences humanitaires qui insistent beaucoup sur l'accès à l'intérieur de la Syrie.

 

La priorité en Syrie reste humanitaire, martèlent plusieurs organismes, alors même que la résolution politique du conflit syrien est sur la table des négociations, avec la conférence internationale qui s'ouvre demain  mercredi à Montreux, en Suisse. Et pour le Programme alimentaire mondial par exemple, l'urgence reste, l'accès aux zones assiégées par les violents combats.  Selon Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM, il faut que les humanitaires aient « accès à des endroits à des villages et des villes auxquels ils n'avaient pas accès depuis des mois, depuis très longtemps. Les personnes en ont besoin, les populations civiles souffrent et il faut cet accès le plus vite possible ».

Extrait sonore d' Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM :

« Nous réitérons cet appel d'un accès absolument libre aux personnes qui en ont besoin, en particulier en Syrie dans les endroits qui sont assiégés et où les personnes souffrent certainement de malnutrition ».

Du côté du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, au-delà du bilan macabre des combats, la fin du conflit et la reddition des comptes sont les priorités affichées en marge de Genève 2. Selon Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-Commissariat, une attention particulière est portée sur « la fin des abus qui sont perpétrés contre les civils en Syrie, ces nombreux abus. Il faut que ce conflit cesse au plus vite ».

Extrait sonore  de Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-Commissariat :

« On sait qu'il y a déjà eu plus de 100.000 morts. Et il faut que les personnes qui sont responsables des très graves violations des droits de l'homme dont nous avons été les témoins au cours de ces dernières années en Syrie, soient traduites en justice et rendent des comptes ». 

En attendant, la rencontre à Montreux sera présidée demain mercredi par Ban Ki-moon et se poursuivra le 24 janvier à Genève sous la houlette de Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint pour la Syrie.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo ; avec deux extraits sonore d'Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève et Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme)

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15/12/2017
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