Conférence de Genève II : l’Iran doit faire partie de la solution à la crise syrienne, souligne Ban Ki-moon

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Ban Ki-moon

Le Secrétaire général des Nations Unies a déclaré lors d'un point de presse le 19 janvier à New York qu'il se rendait lundi 20 janvier à Montreux, en Suisse, pour la Conférence de Genève sur la Syrie.

Il a indiqué que « Au cours des dernières 48 heures, j’ai eu une série de réunions intensives et des conversations téléphoniques avec de nombreux dirigeants mondiaux et d’autres qui font partie de la diplomatie visant à aider la Syrie à reprendre le chemin de la paix. Ban Ki-moon a ajouté que « Suite à ces discussions, j’ai décidé de lancer quelques  invitations supplémentaires pour faire participer d'autres pays à la réunion d'une journée à Montreux. Ces pays sont les suivants: Australie, Bahreïn, Belgique, Grèce, le Saint-Siège, le Luxembourg, le Mexique, les Pays-Bas, la République de Corée et l'Iran. Je crois que la présence internationale accrue  ce jour-là sera une démonstration  importante et utile de la solidarité avant le travail acharné qui débutera deux jours plus tard à Genève entre les délégations syriennes du  gouvernement et de l’opposition ».

« Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, je crois fermement que l’Iran doit faire partie de la solution à la crise syrienne », a souligné le Secrétaire général.

Il a eu de longs entretiens ces derniers jours avec le Ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, qui lui a assuré que l'Iran sait que la base des négociations est la mise en œuvre complète du communiqué de Genève du 30 juin 2012, y compris le Plan d'action.

Ban Ki-moon s'est dit d'accord avec le Ministre des Affaires étrangères de l'Iran sur l’objectif des négociations qui est d'établir, d’un commun accord, un organe de transition avec les pleins pouvoirs exécutifs.

C’est sur cette base que le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a promis que l’Iran pourrait jouer un rôle positif et constructif à Montreux.

« Cette Conférence est notre chance tant attendue de mettre fin à la violence et commencer à reconstruire ensemble le pays », a-t-il déclaré.

Ban Ki-moon s'est félicité de la décision d’un groupe d’opposants syriens de participer à la conférence de « Genève II » qui a pour but de réunir, à partir du 22 janvier en Suisse, le gouvernement et l’opposition de Syrie autour de la table de négociations.

« Il s’agit d’une avancée historique et courageuse dans l’intérêt d’une solution politique négociée au conflit qui dure depuis trois ans et qui a causé tant de destruction », a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon dans une déclaration à la presse au sujet de la décision de la Coalition nationale de la révolution et des forces armées syriennes.

« Je suis impatient de voir une délégation inclusive de l’opposition », a déclaré Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a demandé à tous ceux qui viennent à Montreux d’agir de bonne foi. « Montreux n’est pas un lieu pour les négociations. Les parties syriennes elles-mêmes vont commencer ce processus à Genève le 24 janvier » a-t-il clarifié.

Enfin, Ban Ki-moon a lancé un appel aux parties syriennes elles-mêmes pour qu'elles gardent  un objectif en tête : la fin de la souffrance du peuple syrien et le début d’une transition vers une nouvelle Syrie.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

 

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17/10/2017
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