Burundi : le Conseil de sécurité prend acte de la fragilité des progrès accomplis

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Parfait Onanga-Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) (Photo : ONU/Evan Schneider)

Le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation au Burundi, et notamment les activités du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix au Burundi (BINUB). Les quinze ont notamment entendu l'exposé de Parfait Onanga- Anyanga, le Représentant spécial des Nations Unies pour le Burundi. Tout en soulignant les acquis enregistrés ces derniers mois, notamment la tenue des processus électoraux et la remise sur pied de l'armée nationale, il a mis l'accent sur les nombreux défis qui engagent les Nations Unies à maintenir un soutien au pays, notamment dans un contexte régional fragile.

Parfait Onanga-Anyanga, a évoqué les consultations nationales tenues le 19 et le 20 décembre derniers à Kigobé, l'Assemblée nationale du Burundi, ou a été réuni l'ensemble de la classe politique et des représentants de la société civile burundaise pour des consultations sur la future constitution du pays. La communauté internationale et les observateurs internationaux ont unanimement salué ce grand moment de concorde, qui a consacré les vertus du dialogue et de la recherche du consensus sur les grandes questions d'intérêt national.

En fait, ce qui s'est passé à Kigobé portait bien la marque des Accords d'Arusha qui restent, à ce jour, l'expression la plus forte des Burundais de fonder une communauté de destin, a souligné le Représentant spécial, qui a insisté sur la nécessité d'un appui politique soutenu des Nations Unies.

Aussi, la recommandation formulée dans le dernier rapport du Secrétaire général prend pleinement en compte la volonté d’une plus grande appropriation nationale exprimée par le Gouvernement burundais. Mais elle s’appuie aussi sur l'évaluation d'indicateurs qui structurent nos efforts en vue de la consolidation de la paix au Burundi, en accord avec le

Gouvernement et conformément aux mandats pertinents du Conseil de sécurité. Enfin, cette recommandation tient aussi compte du fait que l'équipe de pays des Nations Unies,

qui devrait assumer l’essentiel des responsabilités dévolues au BNUB, ne serait pas outillée à court terme pour reprendre efficacement ces importantes missions. Le même constat pourrait être fait an sujet du rôle que pourrait jouer les organisations régionales ou sous-régionales africaines.

(Extrait sonore : Parfait Onanga-Anyanga, Représentant spécial des Nations Unies pour le Burundi)

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22/10/2014
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