Soudan du Sud : la situation se détériore ; le dialogue politique nécessaire pour prévenir l'escalade, selon Eliasson

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Plus de 30.000 personnes ont trouvé refuge sur des bases des Nations Unies au Soudan du Sud. Des combats entre les troupes gouvernementales et des insurgés se poursuivent, avec des morts signalés dans une attaque contre un des sites de la Mission des Nations Unies dans ce pays.

«La violence se répand et pourrait se propager encore plus loin et nous avons besoin que tous les dirigeants du Soudan du Sud et des personnalités politiques lancent immédiatement un appel au calme et demandent à leurs partisans de suspendre les hostilités », a déclaré le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, lors d’une conférence de presse jeudi 19 décembre, au siège de l’ONU à New York.

Il a ajouté qu’une base de l’ONU à Akobo, dans l’Etat de Jonglei, a été attaquée. ” Le dialogue politique est la seule façon de prévenir une nouvelle escalade “, a-t-il souligné.

Le Secrétaire général de l'ONU a appelé le gouvernement à coopérer pleinement avec la MINUSS, la Mission de l'ONU au Soudan du Sud, qui remplit son mandat de protection, y compris la fourniture de secours de base aux civils dans le besoin.

Le Représentant spécial du Secrétaire général au Soudan du Sud, Hilde Johnson, reste en contact constant avec le gouvernement et d’autres personnalités qui ont une influence pour apaiser la tension actuelle dans ce pays.

Jan Eliasson a indiqué que d'après certains rapports, le Président Salva Kiir est prêt à entamer des pourparlers et a déploré l’appel par certains partisans de l’ancien vice-président Riek Machar de renverser le gouvernement.

A Genève, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a déclaré qu'environ 20 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, campent toujours dans les locaux de l’ONU à Juba. D’autres personnes quitteraient la ville par peur d'attaques des groupes rivaux.

Pendant ce temps à Genève, Navi Pillay a demandé au gouvernement d’envoyer un message clair sur la responsabilité de commandement au sein de la SPLA, l'Armée du Soudan du Sud, pour prévenir des attaques de représailles sur la base de l’origine ethnique et de l’appartenance tribale.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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15/12/2017
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