RCA : les besoins sanitaires sont énormes, estime l'OMS

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné mardi à Genève, lors d'un point de presse, que les besoins en République centrafricaine (RCA) étaient fortement liés à la situation de la sécurité, ce qui entrave les mouvements de l’ONU et des ONG ainsi que leurs opérations et affecte la situation sanitaire. La moitié des installations sanitaires étaient hors service et le reste étaient en rupture de stock de médicaments essentiels contre le paludisme, la diarrhée ou de maladies sexuellement transmissibles.

L'OMS précise que près de 80% des centres de vaccination ne sont plus opérationnels. Il y a eu une épidémie de rougeole qui a touché 15 des 22 districts ainsi qu’une recrudescence du paludisme qui reste la première cause de mortalité dans le pays.

L’agence onusienne OMS et le Ministère de la santé de la République centrafricaine ont mis en place une cellule de crise, dont le but est de coordonner les activités des différents partenaires sur une base quotidienne et d’évaluer en permanence la situation sanitaire. Une cartographie de l’intervention sanitaire et une liste de médicaments stockés a été préparée afin de mieux déterminer les besoins et les priorités.

L’OMS va bientôt ouvrir deux autres bureaux, mais pour le moment la situation sécuritaire ne leur permet pas de rouvrir son bureau à Bossangoa. Le Ministère de la santé et les ONG ont adopté une stratégie d’intervention qui comprend plusieurs axes d’intervention, y compris les évaluations sanitaires et la fourniture de médicaments et de matériel médical. Depuis le début de l’année, l’OMS a été en mesure de fournir des médicaments à 200.000 personnes, qui ont été distribués par les partenaires de l’OMS sur le terrain. L’organisation s’efforce également de mettre en place un service d’ambulance pour permettre le transport des malades.

Selon l'ONU, la crise sanitaire que connaissait le pays a été aggravée par le récent conflit. Ces dernières années, le pays avait les pires indicateurs de santé dans le monde. L’espérance de vie qui était de 49 ans en 1998, est passée à 47 ans en 2010. La mortalité infantile s’élevait à 173 décès pour 1000 naissances. Pour des raisons de sécurité, le personnel médical n’allait pas travailler, il y avait un manque chronique de médicaments ainsi qu'une baisse des taux de vaccination.

(Extrait sonore : Tarik Jasarevic, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé)

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22/10/2014
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