OCHA : l’ONU lance un appel record de 12,9 milliards pour secourir 52 millions de personnes en 2014

Écouter /

La cheffe du Bureau des Affaires humanitaires de l’ONU Valerie Amos et le Chef du HCR, Antonio Guterres lors du lancement de l'appel humanitaire 2014 à Genève (Photo : ONU/V. Martin).

L’Organisation des Nations unies (ONU) a lancé, ce lundi 16 décembre à Genève, un appel de 12,9 milliards de dollars pour aider l’année prochaine 52 millions de personnes dans 17 pays. La moitié du montant devrait aller aux victimes du conflit syrien, « mais également à d'autres crises à ne pas négliger comme dans les deux Soudan, en République Centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC) ou en Afghanistan ».« A ce jour, c'est un des appels les plus importants des agences des Nations Unies », concède Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève lors d'un entretien accordé à la Radio des Nations, en marge de la conférence de presse de lancement au Palais des Nations.

La crise en Syrie nécessitera à elle seule la moitié de ce montant, soit 6,5 milliards de dollars (5,7 milliards de francs). L’ONU évalue à 4,1 millions le nombre de réfugiés syriens qui auront besoin d’aide l’année prochaine (soit près du double des 2,3 millions actuellement) pour un budget de 4,2 milliards de dollars. A l’intérieur de la Syrie, la communauté internationale devra assister 9,3 millions de personnes pour un montant de 2,27 milliards.

La cheffe du Bureau des Affaires humanitaires de l’ONU Valerie Amos a expliqué lors de cette conférence de presse de Genève que la situation humanitaire va continuer de se détériorer en Syrie l’année prochaine avec des déplacements supplémentaires de population dans le pays et à l’extérieur. L’impact et le coût de ce conflit, qui entre dans sa quatrième année, dépassent toutes les crises précédentes.

Mais pour les humanitaires, l'enjeu est que l'appel de fonds sur la Syrie ne fasse pas oublier les autres crises humanitaires. A cet égard, le Programme alimentaire mondiale (PAM) rappelle que « toutes les crises sont prioritaires ». « Il n'y a pas une crise plus importante que les autres. Les personnes qui ont fui leur maison, qui ont tout perdu en RCA ou en RDC sont tout aussi importantes que celles qui ont fui la Syrie et qui se sont réfugiées dans les pays voisins du Moyen-Orient », fait remarquer Elisabeth Byrs. Pour le porte-parole du PAM à Genève, il ne faut pas oublier les autres crises, notamment en Afrique ou à Haïti. « N'oublions pas les victimes du typhon aux Philippines. Tous ces civils ont besoin de de l'aide des organismes humanitaires et de l'attention des donateurs internationaux », conclut-elle.

(Interview : Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève ; propos recueillis par Alpha Diallo)

Le dernier journal
Le dernier journal
28/08/2014
Loading the player ...