2013 : une année culturelle tous azimuts

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manuscrits anciens à Tombouctou au Mali

Cette rétrospective sur la culture à l'ONU en 2013 permet de revenir grandement sur le travail de l'UNESCO. L'année écoulée a comme souvent suscité l'étonnement, les rencontres et a été marquée par des disparitions, mais aussi encore et hélas par violences qui viennent rappeler que ce secteur d'activité est plus que jamais le reflet de l'humanité, de ses fulgurances et de ses démons.

La rétrospective aborde ainsi la musique avec l'Ivoirien Emmanuel Yao N’Goran, fonctionnaire des Nations Unies et auteur de plusieurs ouvrages sur son pays, qui s'intéresse depuis longtemps à la musique et qui a publié un livre intitulé : « La Rumba congolaise : sa splendeur, ses effluves, ses profondeurs ».

La culture à l'ONU c'est aussi l'architecture. Surtout quand on observe que le Siège de l'Organisation à New York a été dessiné et conçu juste après le second conflit mondial par un groupe d'une dizaine d'architectes dont les plus connus sont Le Corbusier et Oscar Niemeyer. Ce dernier bien que décédé en décembre dernier, a reçu de nombreux hommages tout au long de l'année 2013 notamment pour son œuvre à Brasilia.

Autre clin d'œil à la culture en 2013 : l'initiative de cinq ambassadeurs du Canada, du Cap-Vert, du Costa Rica, de Nauru et de la Roumanie, accrédités au Siège des Nations Unies à New York, qui ont uni leurs voix sur un CD pour chanter la paix. A l'arrivée douze chansons qui évoquent la paix, l'espoir et la solidarité. A l'instar de celle interprétée par le Représentant permanent du Cap-Vert. Antonio Petro Monteiro Lima qui chante une célèbre chanson de Jacques Brel.

Une paix dans le monde qui a vraiment besoin d'être chantée, célébrée, magnifiée tant on voit de conflits, de massacres dont sont victimes des millions de civils. Une violence qui touche également les manuscrits anciens et les lieux de culte comme à Tombouctou au Mali. Aussi, en visite dans le pays en novembre, Ban Ki-moon n'a-t-il pas manqué de se rendre dans la ville pour confirmer à la population que l'ONU va poursuivre son aide humanitaire et aider à soutenir la restauration du patrimoine culturel.

Le Mali qui reflète bien la situation de nombreux pays dans lesquels les violences, le crime organisé et le terrorisme sont multiformes et s'attaquent à tous les pans de la vie humaine et de la société en poursuivant des objectifs aussi sordides que confus. Le Mali, aux abords de la ville de Kidal où ont été tués le 2 novembre dernier, deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Deux assassinats et hélas bien d'autres qui ont relancé la question de la protection des journalistes.

A noter que la même Irina Bokova, a été reconduite en fin d'année par la Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture pour un second mandat de quatre ans comme Directrice générale de l'Organisation.

(Mise en perspective : Jérôme Longué avec des extrait sonores d'Emmanuel Yao N’Goran, fonctionnaire des Nations Unies et auteur de « La Rumba congolaise : sa splendeur, ses effluves, ses profondeurs »; Paul Quintrand, conservateur de l'Académie d'architecture à Paris; Antonio Petro Monteiro Lima, Représentant permanent du Cap-Vert, interprétant la chanson de Jacques Brel «Quand on a que l'amour »; Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies; et Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO)

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20/10/2017
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