Yémen: le CICR a pu évacuer les blessés graves de Dammaj après la conclusion d'un nouveau cessez-le-feu

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Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Yémen

L’émissaire spécial de l’ONU au Yémen a annoncé ce lundi qu’un nouveau cessez-le-feu avait été conclu entre rebelles chiites zaydites et fondamentalistes sunnites qui se battent dans le nord. « Un cessez-le-feu a été conclu après des efforts intensifs auprès des deux parties », a déclaré Jamal Benomar sur sa page Facebook. « Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est parvenu à accéder à la zone pour évacuer les blessés ».

Au cours d'une interview téléphonique avec la Radio des Nations Unies, le CICR a confirmé avoir eu accès à cette zone de combats. « Ce matin, nous avons réussi à entrer dans Dammaj où nous avons pu évacuer vingt-trois parmi les blessés les plus graves à Sanaa où ils sont traités dans les hôpitaux », a fait remarquer Marie Claire Feghali, porte-parole du CICR au Yémen. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi aurait envoyé un avion pour évacuer les cas graves.

Les combats faisaient rage depuis le 30 octobre à Dammaj, enclave tenue par des fondamentalistes sunnites dans la province de Saada, fief des rebelles d’Ansarullah (zaydites). Ils avaient éclaté lorsque ces derniers ont lancé une attaque contre la mosquée tenue par les sunnites.

Le CICR avait appelé vendredi dernier à un cessez-le-feu immédiat dans le nord du Yémen. L'agence basée à Genève a appelé « toutes les parties à observer un cessez-le-feu immédiat. Cela permettra l'évacuation sans délai des blessés et l'acheminement de l’assistance médicale qui fait cruellement défaut ». Le CICR s'est dit extrêmement préoccupé par les informations faisant état de victimes civiles suite à l'escalade des combats à Dammaj, dans le nord du Yémen. « Dès que les combats ont éclaté, nous avons contacté toutes les parties concernées et demandé à avoir accès pour prodiguer des soins médicaux et évacuer les blessés », avait déclaré Cedric Schweizer, chef de la délégation du CICR à Sanaa, dans ce communiqué rendu public le 1er novembre. « Cependant, depuis la semaine dernière, les affrontements persistants nous empêchent d'atteindre les personnes qui ont besoin de toute urgence de notre aide. Chaque minute perdue à attendre de pouvoir entrer à Dammaj et dans les environs risque d'être une vie perdue. Nous appelons à un accord de cessez-le-feu immédiat et solide, qui permettrait à nos collègues d'évacuer les blessés et de prodiguer des soins vitaux», a-t-il précisé.

(Extrait sonore : Marie Claire Feghali, porte-parole du CICR au Yémen ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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26/11/2014
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