La CIJ réaffirme que le temple de Préah Vihéar se trouve au Cambodge et que la Thaïlande doit s’en retirer

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La Cour internationale de Justice (CIJ) a rendu lundi son arrêt dans l’affaire du Temple de Préah Vihéar, qui opposait le Cambodge et la Thaïlande au sujet de la souveraineté du territoire de l’éperon de Préah Vihéar.

Dans son arrêt, la Cour, principal organe judiciaire de l’Organisation des Nations Unies, a décidé, à l’unanimité, que le Cambodge a souveraineté sur l’intégralité du territoire de l’éperon de Préah Vihéar.

« En conséquence, la Cour a affirmé que la Thaïlande était tenue de retirer de ce territoire les éléments de forces armées ou de police ou autres gardes ou gardiens thaïlandais qui y étaient installés », indique un communiqué de presse.

Le temple de Préah Vihéar s’élève sur un éperon du même nom situé dans la partie orientale de la chaîne des Dangrek, qui délimite la frontière entre le Cambodge au sud et la Thaïlande au nord. En 1904, la France, dont le Cambodge était alors un protectorat, et le Siam, comme la Thaïlande était alors dénommée, signèrent une convention prévoyant la création d’une commission mixte chargée de procéder à la délimitation de la frontière entre les deux territoires.

L’étape finale de l’opération devait être l’établissement de cartes. Sur l’une d’elles, la frontière passait au nord de Préah Vihéar, laissant ainsi le temple au Cambodge. Après l’accession du Cambodge à l’indépendance, la Thaïlande occupa le temple de Préah Vihéar en 1954.

Le 6 octobre 1959, le Cambodge saisit la Cour par requête unilatérale. La carte susmentionnée était jointe à la requête du Cambodge. Le 15 juin 1962, la Cour rendit son arrêt en l’affaire du Temple de Préah Vihéar, qui affirmait la souveraineté du Cambodge et que la Thaïlande est tenue de retirer tous les éléments de forces armées ou de police ou autres gardes ou gardiens qu’elle a installés dans le temple ou dans ses environs situés en territoire cambodgien.

« La Thaïlande est tenue de restituer au Cambodge tous les objets spécifiés dans la cinquième conclusion du Cambodge qui, depuis la date de l’occupation du temple par la Thaïlande en 1954, auraient pu être enlevés du temple ou de la zone du temple par les autorités thaïlandaises », détermine la CIJ.

(Extrait sonore : Philippe Couvreur, Greffier de la CIJ)

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11/12/2017
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