Iraq : les progrès restent entravés par la violence et l'insécurité

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Sous présidence chinoise, le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation en Iraq. Les quinze ont entendu l'exposé du Représentant spécial des Nations Unies dans ce pays. Nickolay Mladenov a dressé un tableau mitigé des progrès réalisés en raison de l'insécurité persistante et du statu quo politique, mais aussi d'une volatilité de la situation exacerbée par des défis régionaux notamment la crise en Syrie et ses conséquences humanitaires, l'Iraq accueillant désormais plus de 200 000 réfugiés syriens, en particulier au Kurdistan, région déjà déstabilisée.

Pour Nickolay Mladenov le constat est simple. A l'insécurité chronique marquée ces quatre derniers mois par 9000 morts s'ajoute le blocage politique aggravé par le terrorisme.

Aussi, afin de répondre à ce cocktail détonnant, il importe de promouvoir un projet national inclusif et une stratégie régionale capables d'éradiquer les extrémismes. Or, pour ce faire, les Nations Unies sont le seul partenaire impartial et crédible.

Il faut aussi veiller à ne marginaliser aucune des composantes de la société iraquienne.

Dans le même temps, le Représentant spécial a prôné, pour empêcher les terroristes de créer un vide politique dans les gouvernorats, l'adoption de mesures politiques et économiques renforçant la cohésion sociale, la responsabilité politique et l'état de droit.

Côté positif, Nickolay Mladenov, a noté l'adoption d'une nouvelle loi électorale et de la décision de tenir les élections générales le 30 avril prochain. Autres sujets de satisfaction : la tenue de la Conférence pour la paix sociale en septembre, l'amélioration des relations avec la Turquie et la fermeture du camp de réfugiés iraniens d'Ashraf, même s'il faut déplorer l'attentat du 1er septembre qui a tué 52 personnes alors que sept autres sont portées disparues.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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