FMI : l'Afrique subsaharienne va maintenir son rythme de croissance économique

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Un commerce de Mogadiscio, en Somalie. Photo : ONU/Stuart Price

D'après les projections du dernier rapport du Fonds monétaire internationale (FMI) sur les Perspectives économiques régionales de l'Afrique subsaharienne, la croissance du PIB régional devrait être de l'ordre de 5 % en 2013 puis atteindre 6 % en 2014.

La croissance économique de l'Afrique subsaharienne devrait en effet s'accélérer en 2014, malgré les vents contraires qui soufflent dans le monde et qui ont fait modérément baisser les résultats de la région en 2013, a déclaré le Fonds monétaire international (FMI). Dans l'édition d'octobre 2013 du ”Rapport sur les perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne”, intitulé ”Maintenir le rythme”, le FMI note que la forte la demande d'investissement continue de soutenir la croissance dans la plus grande partie de la région.

«Il est encourageant de constater que les économies d'Afrique subsaharienne ont en général conservé un rythme de croissance soutenu malgré les tensions qui caractérisent la conjoncture extérieure, notamment un certain ralentissement de l'activité dans les pays émergents», a déclaré Antoinette Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI. «Ces résultats sont attribuables à la poursuite de politiques macroéconomiques bien conçues ainsi qu'au dynamisme de la demande intérieure, en particulier l'investissement dans les infrastructures et les capacités de production», a-t-elle ajouté.

D'après le rapport, le creusement des déficits extérieurs courants en Afrique subsaharienne depuis 2008 est attribuable en général à l'augmentation des taux d'investissement, même si, dans certains pays, il tient aussi à une diminution de l'épargne. Lorsque les conditions financières se sont détendues au lendemain de la crise mondiale, les déficits extérieurs courants ont fortement augmenté, le plus souvent sous l'effet d'une hausse des investissements dans les activités orientées sur l'exportation et dans les infrastructures. Dans la plupart des pays, ces déficits ont été financés essentiellement par l'investissement direct étranger, sans alourdir l'endettement extérieur.

Le rapport note également que dans plusieurs pays les réserves sont basses; dans certains d'entre eux, le creusement du déficit extérieur courant a engendré une forte accumulation de dette. Le rapport contient plusieurs recommandations, en soulignant notamment la nécessité de mobiliser davantage de recettes, de surveiller plus étroitement le niveau de la dette publique et de procéder à des ajustements dans les pays où la dette s'accumule rapidement. Il est aussi recommandé que les pays laissent leur monnaie s'ajuster lorsque cela est possible en cas de baisse des prix des produits de base et de renversement des flux de capitaux.

(Interview : Isabell Adenauer, FMI, Département Afrique ; propos recueillis par Lika Gueye, FMI)

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22/09/2014
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