Six pays africains s'engagent à réduire le commerce illégal de bois d'œuvre dans le Bassin du Congo

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A l'issue d'un forum international à Brazzaville, les gouvernements des principaux pays africains producteurs de bois, ainsi que les représentants de la filière bois et des organisations de la société civile ont convenu de déployer des efforts communs contre le commerce illégal du bois dans le Bassin du Congo, a indiqué ce mercredi l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Le Bassin du Congo, qui s’étend sur trois millions de kilomètres carrés, abrite la deuxième forêt tropicale au monde en termes de surface et constitue une ressource essentielle pour la stabilisation du climat de la planète. C’est aussi une plaque tournante de l’exploitation illégale du bois qui fait partie d’un commerce mondial équivalant à un manque à gagner annuel de recettes fiscales d’environ dix milliards de dollars pour les gouvernements.

La Déclaration de Brazzaville, adoptée par le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la République centrafricaine, la République du Congo et la République démocratique du Congo marque un engagement sans précédent vers le développement durable et légal de la filière bois dans la région.

La Déclaration engage les partenaires à mettre en œuvre des mesures propres à améliorer le suivi du bois d’œuvre, la transparence et la gouvernance des forêts. Elle a pour objectif de veiller à ce que les ressources forestières du Bassin contribuent au développement des pays de la région.

Selon la FAO, la Déclaration de Brazzaville pourrait contribuer à ralentir le rythme de la déforestation dans la région, et ce alors que la perte nette de forêts dans la région de 2000 à 2010 a été estimée à quelque 700 000 hectares par an.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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16/10/2017
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