RDC: Ban Ki-moon condamne l’assassinat d’un Casque bleu de la MONUSCO par les rebelles du M23

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Le Secrétaire général Ban Ki-moon a fermement condamné dimanche l’assassinat par les rebelles du M23 d’un Casque bleu de l’ONU dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), réitérant l’engagement continu de l’Organisation à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils dans le pays.

Dans une déclaration rendue publique dans la soirée par son porte-parole, le chef de l’ONU a condamné « dans les termes les plus vigoureux » l’assassinat d’un Casque bleu tanzanien, tué par des tirs du Mouvement du 23 mars dans l’est de la RDC.

L’incident s’est produit alors que la Mission de l’Organisation des Nations Unies en RDC (MONUSCO) soutenait une action militaire menée par les forces gouvernementales congolaises (FARDC) pour protéger les civils se trouvant sur l’axe Kiwanj-Rutshuru, à 25 kilomètres au nord de Goma, la ville la plus importante du Nord-Kivu.

« Le Secrétaire général présente ses sincères condoléances et sa sympathie à la famille de la victime, ainsi qu’au gouvernement de la République-Unie de Tanzanie », indique la déclaration.

Ban Ki-moon, poursuit le porte-parole, réaffirme la détermination de l’Organisation à prendre toutes les mesures nécessaires, conformément à la résolution 2098 (2013) du Conseil de sécurité, pour protéger les civils dans l’est de la RDC.

Par cette résolution, adoptée fin mars, le Conseil avait approuvé la création d’une brigade d’intervention au sein de la MONUSCO, chargée de mener des opérations ciblées en vue de « neutraliser et désarmer » le M23, parmi d’autres groupes armés opérant dans l’est de la RDC.

L’incident d’aujourd’hui fait suite à une recrudescence des violences dans la région ces derniers jours. Vendredi, le porte-parole du Secrétaire général, Martin Nesirky, avait déclaré aux journalistes à New York que la MONUSCO était en « état d’alerte » suite à des échauffourées le matin même entre forces gouvernementales congolaises et combattants du M23.

Des tirs de mortiers et de mitrailleuse avaient été échangés près de Kibumba, à 15 kilomètres au nord de Goma.

L’an dernier, des affrontements avaient secoué sporadiquement la région, culminant avec la brève occupation de Goma par le M23 en novembre 2012. Les combats avaient alors déplacé plus de 100.000 personnes, aggravant la crise humanitaire en cours dans l’est, où se trouvent 6,4 millions de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire d’urgence, dont 2,6 millions de déplacés.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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29/07/2014
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