RCA : il importe de rétablir la sécurité et les services de base, souligne l'UNICEF

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L'insécurité est encore un problème majeur en République Centrafricaine et expose les civils aux pillages et aux violences (photo : UNICEF/P. Holtz).

Les chefs des urgences de plusieurs agences humanitaires des Nations Unies et d’ONG partenaires ont effectué du 17 au 19 octobre une mission conjointe en République centrafricaine (RCA) pour y évaluer les besoins de la population dans ce pays touché par une crise humanitaire grave.

Il s'agit des directeurs des urgences du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), du Programme alimentaire mondial (PAM), du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de l' Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La délégation était chargée d’examiner les possibilités de renforcer l’appui à la réponse humanitaire actuellement apportée en RCA et de soutenir un relèvement axé sur la résilience, en coopération avec les autorités centrafricaines et les autres partenaires humanitaires. Ses membres se sont entretenus aussi des questions liées à l’accès humanitaire et à la protection des civils.

Depuis le 10 décembre 2012, le conflit en RCA a entraîné le déplacement interne de 394.000 personnes et près de 64.000 personnes ont fui vers les pays voisins. L’insécurité persistante et le mauvais état des infrastructures en RCA entravent les opérations des organisations humanitaires et l’accès aux communautés touchées par la crise.

Selon une récente enquête mise en avant par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), sur l’enseignement en République centrafricaine, sept sur dix élèves de l’école primaire ne sont toujours pas retournés à l’école depuis le début du conflit en décembre 2012.

Environ 65% des écoles ont été pillées, occupées ou endommagés par des balles ou des obus. Près de la moitié des écoles sont toujours fermées et les étudiants ont perdu au moins six mois de scolarité en moyenne. Quatre personnes sur cinq ont affirmés que la peur de la violence est la principale raison des réticences des étudiants à retourner à l’école. Les enseignants absents et le manque de fournitures étaient les deux autres raisons principales.

(Extrait sonore : Ted Chaiban, Directeur des Programmes d'urgences de l'UNICEF ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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26/11/2014
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