« Parce que je suis une fille » : Malika, une Burkinabè de 13 ans qui a aidé 60 filles à prendre le chemin de l'éducation

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Malika, une activiste pour la cause des filles s’adresse à l’audience pendant l’événement. Photo : ONU/Sarah Fretwell

Dans une des communautés rurales du Burkina Faso les filles doivent parcourir trente kilomètres par jour à pied pour se rendre à l'école secondaire et revenir à la maison, soit jusqu'à cinq heures de marche par jour et cent cinquante kilomètres de marche par semaine .

Ces filles sont souvent confrontées à des dangers et à la violence sur le long chemin de l'école, et mettent leur sécurité en péril au quotidien.

Leurs parents n'ont pas les moyens de leur payer les frais de transport, et les filles doivent choisir entre marcher ou abandonner l'école.
Résultat : seulement 12% des filles dans cette région reçoivent une éducation secondaire.
Face à cette réalité Malika, une élève en huitième année vivant à Ouagadougou, la capitale burkinabè, a décidé d'agir, en donnant des bicyclettes aux filles afin que celles-ci puissent effectuer le trajet plus facilement.

En s'inspirant du mouvement de l'ONG Plan Canada « Parce que je suis une fille", Malika a réuni sa famille et ses amis pour l'aider à lever des fonds pour acheter les bicyclettes.
Elle a tenu un kiosque lors de la foire de Noël, vendant des livres, des t-shirts et des sacs d'école fournis par Plan, et a décidé de donner des bicyclettes à une école secondaire appuyée par l'ONG au Burkina Faso.

A l'occasion de la Journée internationale de la fille 2013, placée sous le thème "Innover en faveur de l'éducation et de la formation des filles" Malika a participé à une table ronde avec d'autre jeunes activistes au Siège de l'ONU à New York, l'occasion pour la Radio des Nations Unies de lui tendre le micro.

(Interview : Malika, jeune activiste burkinabè ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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31/10/2014
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