Le HCR salue l’adhésion de la Côte d’Ivoire aux conventions relatives à l’apatridie

Écouter /

La nationalité reste un sujet de contention en Côte d'Ivoire. Photo : Basile Zoma

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi 4 octobre, que dans le cadre des efforts déployés par la Côte d’Ivoire afin de réduire le nombre d’apatrides sur son territoire, le gouvernement de ce pays a adhéré aux conventions internationales sur l’apatridie.

Près de 700,000 personnes en Côte d’Ivoire sont actuellement apatrides ou dépourvues de documents d’identité permettant d’établir leur nationalité. Cette population importante est par conséquent dans l’impossibilité de prétendre à des services essentiels, tels que l’accès à l’éducation et aux soins de santé. De nombreux apatrides sont en outre des enfants dont la naissance n’a jamais été enregistrée et qui, bien souvent, se trouvent dans l’incapacité de s’inscrire à l’école.

Le gouvernement ivoirien travaille actuellement à la résolution de centaines de cas relatifs à l’apatridie, précise le HCR qui ajoute que les autorités ivoiriennes ont également approuvé une réforme de la législation sur la nationalité, autorisant les apatrides ainsi que d’autres personnes nées dans le pays à demander la nationalité s’ils résident en Côte d’Ivoire depuis des décennies.

La Côte d’Ivoire est le 20ème État à adhérer à l’une des conventions relatives à l’apatridie depuis 2011, année durant laquelle le HCR avait lancé une importante campagne pour promouvoir ces instruments juridiques.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

Le dernier journal
Le dernier journal
19/12/2014
Loading the player ...