Le footballeur ivoirien Yaya Touré, nouvel avocat du PNUE pour la lutte contre le commerce de l’ivoire

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Yaya Touré. Photo : UNEP

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a annoncé mardi la nomination mardi du célèbre joueur de football ivoirien, Yaya Touré, comme Ambassadeur de bonne volonté du PNUE, où il sera le visage de la lutte contre le commerce illégal de l’ivoire, à l’origine du massacre de milliers d’éléphants en Afrique chaque année.

Le milieu de terrain de Manchester United rejoint le cercle des autres ambassadeurs de bonne volonté du PNUE, formé de la mannequin brésilienne Gisele Bündchen, de l’acteur américain Don Cheadle, de l’actrice chinoise Li Bingbing, du photographe français Yann Arthus-Bertrand et de l’économiste indien Pavan Sukhdev.

Yaya Touré s’est rendu au siège du PNUE, à Nairobi, au Kenya, pays confronté à une montée en flèche du braconnage, pour accepter sa nomination.

« L’équipe nationale de la Côte d’Ivoire est connue sous le nom des Éléphants, ces magnifiques créatures pleines de puissance et de grâce. Pourtant, dans mon pays, il en reste moins de 800 », a noté M. Touré lors de son allocution. « Le braconnage menace l’existence de l’éléphant d’Afrique et si nous n’agissons pas maintenant, nous pourrions bien voir disparaître cette espèce emblématique. »

« Je suis devenu ambassadeur de bonne volonté du PNUE pour faire savoir que le braconnage, parmi d’autres formes de crime commis sur la faune, représente non seulement une trahison vis-à-vis de notre responsabilité de protéger les espèces menacées, mais aussi une grave menace pour la sécurité, la stabilité politique, l’économie, les ressources naturelles et le patrimoine culturel de nombreux pays », a-t-il expliqué.

Dans un rapport publié en mars dernier, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) notait que la multiplication des actes de braconnage et la perte des habitats déciment les rangs des éléphants africains, en particulier dans les pays d’Afrique centrale.

L’ONU estime à plus de 17.000, le nombre d’éléphants tués illégalement dans des zones protégées rien qu’en 2011, soit trois fois plus qu’en 1998. Les chiffres à l’échelle mondiale pourraient être beaucoup plus élevés. L’ampleur des massacres dépasse actuellement de loin les taux de croissance naturelle de la population, mettant les éléphants en danger d’extinction, en particulier en Afrique centrale et occidentale. Des populations auparavant en sécurité, comme celles de l’Afrique de l’Est, sont également menacées.

« C’est un honneur pour nous que M. Touré ait accepté de devenir Ambassadeur de bonne volonté », s’est félicité le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. « Son engagement personnel en faveur de des modes de vie respectueux de l’environnement et sa renommée internationale font de lui un formidable porte-parole pour encourager à l’action et sensibiliser à des défis environnementaux et aux solutions à ces défis ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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17/09/2014
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