Journée pour l'élimination de la pauvreté : «La lutte doit continuer », plaide le Burkina Faso

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Une femme berce son petit fils malnouri près de Afder au sud de l’Ethiopie
© George Mulala/IRIN

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, l'ONU a organisé à New York une réunion sous le parrainage des représentations permanentes de la France et du Burkina Faso auprès des Nations Unies. Les deux ambassadeurs Gérard Araud et Der Kogda, ont pris la parole pour marquer le soutien de leur gouvernement à la Journée.

Der Kogda a aussi répondu aux questions de la Radio des Nations Unies. Le diplomate burkinabè a insisté sur la cause noble que son pays défend chaque année depuis plus de deux décennies. Il a aussi rendu hommage aux efforts inlassables lancés par le fondateur d'ATD Quart-Monde, le Père Wresinski, et repris depuis par tous les cadres et bénévoles de l'ONG.

De son côté, le Secrétaire général Ban Ki-moon a réitéré, dans un message adressé à l'occasion de la Journée, son appel à la communauté internationale pour qu’elle redouble d’efforts pour lutter contre la pauvreté en « écoutant les voix qui ne sont pas souvent entendues ».

« Pour que l’avenir que nous voulons devienne réalité, nous devons entendre les appels de ceux qui sont marginalisés et y répondre. C’est ce que l’ONU a fait tout au long de l’année écoulée, en s’engageant la première dans un débat mondial sans précédent sur le monde que chacun veut. Ce dialogue doit se poursuivre et aboutir à l’inclusion active et véritable de ceux qui vivent dans la pauvreté, alors que nous cherchons le moyen de mettre fin à la pauvreté partout dans le monde », affirme M. Ban dans son message.

Nous devons redoubler d'efforts pour écouter ceux dont on n'entend souvent pas la voix et agir en leur faveur – ceux qui vivent dans la pauvreté, en particulier les autochtones, les personnes âgées, les handicapés, les chômeurs, les migrants et les minorités.

Cette année, la communauté internationale s’est fixée un double objectif, qui est de redoubler d’efforts pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), et d’élaborer la nouvelle série d’objectifs qui guidera notre action, « une fois que nous aurons atteint l’échéance de 2015 ».

« Ce programme pour l’après-2015 doit avoir comme priorité l’élimination de la pauvreté et comme principe fondamental le développement durable. Car finalement, la seule manière de rendre irréversible l’élimination de la pauvreté est d’engager le monde sur la voie du développement durable », plaide le patron de l’ONU.

Selon lui, les défis à surmonter sont considérable. Si le niveau de la pauvreté a beaucoup baissé, les progrès ont quant à eux été inégaux. La réduction de moitié de la pauvreté ne doit pas occulter le fait que plus de 1,2 milliard de personnes dans le monde vivent toujours dans une pauvreté extrême.

(Interview : Der Kogda, Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies; propos recueillis par Jérôme Longué)

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20/11/2014
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