Japon : l’AIEA salue le travail de décontamination effectué à Fukushima

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Un groupe d’experts des Nations Unies a conclu que d'importants progrès ont été accomplis par le Japon dans ses efforts pour décontaminer les zones irradiées par l’incident nucléaire de mars 2011 à Fukushima. Ces experts de l'ONU ont aussi encouragé le gouvernement japonais à mieux promouvoir auprès de l’opinion publique ses activités et ses objectifs.

Le 11 mars 2011, un séisme violent, d’une magnitude de 9 sur l’échelle Richter, suivi d’un tsunami, avait fait 20.000 victimes dans l’Est du pays. La centrale de Fukushima Daiichi avait été gravement endommagée par la catastrophe, entraînant une contamination de l’atmosphère, de l’eau, de la faune et de la flore dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Il s’agit du pire incident nucléaire depuis la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

L'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, a reconnu dans un communiqué, « les moyens colossaux » consacrés par le Japon à ses stratégies et activités de remise en état de la centrale et de la région, avec pour objectifs d’améliorer les conditions de vie des victimes de l’accident nucléaire et permettre aux personnes évacuées de réintégrer leurs domiciles.

« Des progrès ont été réalisés dans la réhabilitation des terres arables contaminées et la mise en œuvre complète de mesures de sécurité alimentaire, qui ont permis de protéger les consommateurs et de restaurer leur confiance dans les produits de la ferme », relèvent les experts, qui font aussi état d’un programme de surveillance des sources d’eau naturelles et des poissons d’eau douce.

La mission de l'AIEA qui s’est déroulée du 14 au 21 octobre au Japon à la demande du gouvernement japonais, a salué, entre autres, la distribution de dosimètres individuels aux résidents pour les aider à mesurer la radioactivité.

La mission a toutefois encouragé le gouvernement japonais à redoubler d’efforts pour expliquer au public que la dose supplémentaire de radiation individuelle de 1 millisievert par an, présenté comme l’objectif à long terme, ne pourra être réalisé uniquement par des travaux de décontamination.

Le groupe d'experts a également encouragé les institutions concernées au Japon à évaluer le rôle que l’Autorité de régulation nucléaire pourrait jouer dans l’examen des activités d’assainissement, en particulier ceux de long terme.

En outre, la mission a préconisé les organisations compétentes à évaluer la sûreté des installations et des activités de traitement des matériaux contaminés, pour permettre leur examen indépendant.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

Classé sous Environnement, L'info, Santé.
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13/12/2017
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