Habitat : le concept de mobilité urbaine durable thème d'une réunion de haut niveau

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A l'occasion de la Journée mondiale de l'habitat, les Nations Unies ont organisé à New York, une réunion de haut niveau sur le thème "Une conception résistante pour une urbanisation durable : Mobilité urbaine durable". La réunion était préparée par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), en collaboration avec le Consortium pour une urbanisation durable, le Centre pour une conception résistante de l'Institut de technologie du New Jersey et le chapitre de New York de l'Institut américain d'architectes.

Les panélistes ont d'abord entendu une allocution du Secrétaire général des Nations Unies, qui a estimé que la mobilité ne veut pas dire construire des routes plus larges ou plus longues. Pour Ban Ki-moon, il importe de fournir des systèmes appropriés et efficaces qui servent la plupart des gens de la meilleure façon, de la manière la plus équitable. Il faut donc encourager une transition de l’utilisation de la voiture à celle des trains, des bus et des vélos, et inciter davantage de piétons à emprunter des trottoirs bien éclairés. Les gens doivent être en mesure de se rendre au travail, à l’école, dans les hôpitaux et les lieux de loisirs en toute sécurité et rapidement. Aussi, en instaurant comme il faut la mobilité, on peut revitaliser les centres urbains, augmenter la productivité et rendre les villes plus attractives pour tous les utilisateurs, a poursuivi, le Secrétaire général.

De son côté, Joan Cros, le Directeur exécutif d'ONU-Habitat, fait valoir dans un message que la mobilité joue un rôle fondamental dans la conception des villes puisqu'elle contribue, non seulement à la qualité de vie urbaine, mais encore au développement économique, en permettant la circulation optimale des biens et des personnes, nécessaires au travail, à la production et au commerce.

De plus, en rendant les villes plus accessibles, on permet le passage à des modes de transport plus “durables”, mutualisés et moins consommateurs d'énergie, se substituant à l'automobile.

Les coûts collectifs de « l'automobilité » sont considérables et de plus en plus visibles quand on considère l'étalement urbain sans précédent auquel nous faisons face, l'accroissement des pollutions atmosphériques et sonores, les accidents routiers, la montée des ségrégations, ainsi que les changements climatiques.

Joan Cros souligne cependant, que l'amélioration de la mobilité ne peut reposer uniquement sur une modification des modes de transport. Elle est aussi déterminée par les configurations urbaines adoptées par les urbanistes et décideurs afin de rapprocher les citadins, concevoir des espaces accessibles qui réduisent l'usage des transports et des infrastructures.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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21/08/2014
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