Syrie : il faut relever de front les défis humanitaire et ceux liés au développement, estime Helen Clark

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Dans le cadre du Comité du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), un segment de haut niveau sur la “solidarité avec les réfugiés syriens et les pays hôtes” a été organisé à Genève aujourd'hui. Outre le patron du HCR, Antonio Guterres, plusieurs chefs d'agences onusiennes y ont participé, notamment Anthony Lake, le Directeur exécutif de l'UNICEF, Ertharin Cousin, la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), et Helen Clark, l'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Lors de son intervention, Helen Clark a souligné l'impact important de la crise syrienne sur l'économie et les perspectives de développement de la Syrie, mais aussi des pays voisins. Aussi, faut-il selon elle, mener de front une stratégie pour répondre à la fois aux besoins humanitaires qui sont très importants et relever les défis du développement à long terme.

Helen Clark a notamment fait valoir que les secteurs du commerce, de l’agriculture, du tourisme et de façon générale la situation de l’emploi dans la région ont été gravement touchés, avec des pertes sans précédent pour les revenus, les impôts et les salaires – en particulier au Liban et en Jordanie. Au sein de chaque pays d’accueil, la concurrence pour les ressources déjà limitées comme l’eau et la terre, les emplois et les moyens de subsistance, et pour les services essentiels a augmenté les tensions sociales au sein des communautés.

Aussi, a poursuivi, l'Administrateur du PNUD, en réponse à cette crise, la communauté internationale et les agences de l'ONU doivent en même temps créer un précédent pour la collaboration et la coordination dans l’intérêt de tous ceux dont les vies et les moyens de subsistance sont à risque: les personnes déplacées, les réfugiés et les personnes des communautés et des pays qui les accueillent.

Compte tenu de la complexité du conflit et sa nature prolongée et imprévisible, il n’est pas possible de privilégier d'abord une phase initiale humanitaire, puis de développement à long terme. Il importe d'agir simultanément dans les deux domaines.

(Extrait sonore : Helen Clark, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement)

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23/10/2017
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