Sommet du G20: Ban prévient des conséquences tragiques d’une action militaire et exhorte à une solution politique

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Le Secrétaire général de l’ONu, Ban Ki-moon (à droite) et le Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue des États arabes pour le conflit en Syrie, Lakhdar Brahimi,

Le Secrétaire général des Nations Unies a prévenu vendredi 6 septembre les dirigeants du Sommet du G20, à Saint-Pétersbourg, qu’une action militaire ferait courir le risque d’exacerber les violences interconfessionnelles en Syrie, plaidant une fois de plus pour une solution politique.

Ban Ki-moon a estimé que la communauté internationale devait renouveler ses efforts pour convoquer la Conférence de Genève, qui réunirait toutes les parties prenantes autour de la table des négociations. Il a ajouté qu’une solution politique viable dépend de la mise en œuvre intégrale du Communiqué de Genève.

Ce document, que le Représentant spécial conjoint de la Ligue arabe et des Nations Unies pour le conflit en Syrie, Lakhdar Brahimi, a toujours considéré comme le «socle de la paix», a été adopté le 30 juin 2012 par le Groupe d’action sur la Syrie. Il appelle à l’établissement d’une autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs, dans le cadre d’une transition politique menée par les Syriens eux-mêmes, et engage toutes les parties en faveur d’une cessation des violences armées et à l’application du plan de paix en six points de Kofi Annan.

« Je dois mettre en garde contre les graves conséquences que pourrait avoir une action militaire inconsidérée, notamment l’aggravation de violences interconfessionnelles », a déclaré le chef de l’ONU dans le cadre d’une initiative humanitaire sur la Syrie qui s’est tenue dans les marges du Sommet du G20.

« Nous devons explorer les moyens d’éviter toute militarisation du conflit et revitaliser la recherche d’une solution politique », a-t-il poursuivi.

Le Secrétaire général a également lancé un appel aux dirigeants du monde entier pour renforcer les opérations humanitaires en Syrie et dans les pays voisins, qui accueillent plus de deux millions de réfugiés. Il a noté qu’elles ne sont financées qu’à hauteur de 44% pour les déplacés internes, tandis que l’appel en faveur des réfugiés n’est financé qu’à 40%.

« Personne n’aurait imaginé il y a deux ans que la Syrie sombrerait dans cette misère sans fin. Le personnel des Nations Unies sur le terrain fait état des craintes tangibles de la population que le conflit ne s’accélère », a indiqué Ban Ki-moon.

« Il s’agit d’une crise humanitaire sans précédent dans l’histoire récente. Le monde doit tout mettre en œuvre pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien. »

La Coordonnatrice des secours d’urgence des Nations Unies, Valerie Amos, se trouvait jeudi en Syrie, pour examiner les moyens de renforcer les activités humanitaires et soutenir les personnels déployés dans le pays. Ban Ki-moon a déclaré de son côté avoir eu des réunions positives avec les autorités syriennes et des représentants de la communauté humanitaire, dans l’espoir de simplifier les procédures d’obtention de visa pour les travailleurs humanitaires.

 

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28/08/2014
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