Responsabilité de protéger: “notre échec collectif a prévenir les atrocités restera un lourd fardeau” souligne Ban Ki-moon

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« Notre échec collectif à prévenir les atrocités en Syrie au cours des deux dernières années et demi restera un lourd fardeau sur le statut de l’Organisation des Nations Unies et de ses États membres », a déclaré mercredi 11 septembre, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, au Siège de l'ONU à New York, au cours du dialogue informel sur la « Responsabilité de protéger », organisé par l'Assemblée générale.

La réunion était l'occasion de discuter du dernier rapport du Secrétaire général sur la Responsabilité de protéger, doctrine adoptée en 2005 par les Etats membres de l'ONU pour l'engagement des gouvernements à protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l'humanité et leur incitation.

Cette année, le rapport s'est concentré sur le premier pilier de cette doctrine, la prévention. Il a pour objectif notamment de répondre aux nombreuses demandes de conseils concernant les causes et les facteurs de risque, liés aux crimes cités par la doctrine ; et de discuter des mesures qui pourraient être prises pour les empêcher et pour construire des sociétés résilientes.

Le rapport désigne ainsi 6 facteurs de risques parmi lesquels la discrimination contre des populations sur la base de leur identité; ainsi que des politiques stratégiques, dont la mise en place de systèmes d'alerte précoce.

Ban Ki-moon a rattaché le rapport à la situation en Syrie, soulignant les diverses mesures de protection mise en œuvre pour ce pays, non seulement en réponse aux atrocités mais aussi pour prévenir leur escalade, avec notamment l'établissement de la Commission d'enquête et l'assistance humanitaire.

Pour le Secrétaire général, ceux qui considèrent les divisions et l’immobilité de la communauté internationale sur le dossier syrien comme un échec de la responsabilité de protéger, se trompent. « Le concept en soi n'est pas à blâmer » a expliqué Ban Ki-moon. «Sa portée englobant les quatre crimes est claire , et son intention –proteger les populations –est noble », a-t-il ajouté.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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21/07/2014
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