RDC : la MONUSCO s’alarme du déplacement de 80.000 personnes supplémentaires suite à la reprise des combats

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La Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) a indiqué mercredi que près de 80.000 personnes, se trouvant actuellement dans des conditions précaires, ont été déplacées depuis la reprise des affrontements armés dans l’est du pays le 22 août.

« Des cas de viols, enlèvements et autres exactions perpétrées par des hommes armés sont signalés », a expliqué le porte-parole de la mission onusienne, Madnodje Mounoubai, lors d’une conférence de presse.

« Des villages entiers ont été vidés de leur population. De nombreux déplacés, craignant la violence des combats, se seraient refugiés dans la brousse, à l’intérieur de zones encore inaccessibles », a-t-il affirmé, en ajoutant que les agences humanitaires sont particulièrement préoccupées par la situation dans le district de l’Ituri, en Province Orientale, où des combats opposent l’armée gouvernementale aux miliciens du Front de Résistance Patriotique d’Ituri (FRPI).

En dépit des tensions observées dans les régions situées au nord de la ville de Goma, le climat sécuritaire dans le Nord-Kivu est globalement stable et reste sous contrôle des forces onusienne et congolaise.

La récurrence des accrochages entre le M23 et le groupe Maï-Maï Nyatura du Mouvement Populaire d’Autodéfense (MPA) dans le territoire de Rutshuru constitue une source de préoccupation majeure, en particulier la protection des populations civiles dans cette partie de la province.

Selon le porte-parole de la MONUSCO, 120.000 personnes sont touchées par le conflit dans le sud du territoire d’Irumu, en Ituri, notamment par les destructions de maisons et les pillages occasionnés par les combats.

Les 13, 14 et 15 septembre, des affrontements sporadiques entre l’armée gouvernementale et les insurgés du FRPI ont donné lieu à l’utilisation de part et d’autre de mitrailleuses, de mortiers et de lance-roquettes. Les agences humanitaires ont l’intention de prêter assistance à 150.000 personnes. On estime que deux millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins additionnels.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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29/07/2014
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