ONU : première réunion ministérielle pour les droits LGBT

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La lutte contre les discriminations et la protection des droits de l’homme doivent s’étendre à l’ensemble des personnes humaines, indépendamment de leur orientation ou identité sexuelles, ont réaffirmé jeudi les pays participants au tout premier évènement ministériel de l’ONU sur les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT).

Au terme de cette réunion, qui s’est tenue au Siège des Nations Unies à New York en marge du débat annuel de haut niveau de l’Assemblée générale, les ministres des affaires étrangères présent ont adopté une déclaration par laquelle leurs gouvernements s’engagent non seulement à protéger les droits des LGBT, mais également à lutter contre les attitudes homophobes et transphobes au sens large, notamment par le financement de campagnes de sensibilisation de l’opinion publique.

« Au cours de la dernière décennie, de nombreux pays ont entrepris des réformes historiques, y compris le renforcement des lois anti-discrimination, la lutte contre les crimes de haine contre les LGBT et la sensibilisation de l’opinion publique », a salué la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, présente à cette occasion.

Tout en se félicitant des progrès accomplis et de la volonté d’agir des États membres, la Haut Commissaire a toutefois souligné que « de nombreux défis restent à relever dans ce domaine ».

« Dans certains zones de la planète, les choses semblent empirer. Comme vous le savez, de nouvelles lois régressives ont été proposées ou adoptées par plusieurs pays d’Europe et d’Afrique de l’Est durant la dernière année », s’est indignée la chef des droits de l’homme de l’ONU, ajoutant que « nous devons tous chercher de nouvelles façons d’aborder cette question avec les gouvernements, tout particulièrement ceux qui se montre réticents à le faire ».

Plus de 76 pays criminalisent toujours les relations entre adultes consentants de même sexe, a précisé Mme Pillay, ajoutant que dans beaucoup d’autres pays où l’homosexualité n’est pas un crime, la discrimination contre les LGBT est également très répandue, « y compris sur les lieux de travail et dans les secteurs de l’éducation et de la santé ».

Étaient également présents à l’évènement, le Secrétaire d’État des États Unis, les Ministres des affaires étrangères de l’Argentine, du Brésil , de la Croatie, des Pays-Bas et de la Norvège, le Ministre français de la coopération au développement, ainsi que des responsables gouvernementaux du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de l’Union européenne, et des directeurs exécutifs de Human Rights Watch et de la International Gay and Lesbian Human Rights Commission IGLHRC.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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20/10/2017
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