Désertification : Luc Gnacadja se félicite des résultats obtenus à la Conférence de Windhoek

Écouter /

A Windhoek, en Namibie, la onzième session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP 11) s'apprête à terminer ses travaux entamés le 16 septembre dernier.

La Conférence, qui a duré deux semaines, a réuni quelque 3 000 participants chargés d’évaluer les progrès et les mesures à prendre pour lutter plus efficacement contre la désertification et la dégradation des terres.

Comme le soulignait déjà au début de la COP11, le Secrétaire exécutif de la Convention, Luc Gnacadja, la désertification coûte de l’ordre de 5% du PIB mondial, une facture qui parfois grimpe jusqu’à 6% voire 9% du PIB agricole national, comme au Niger ou au Burkina Faso. De même, la pauvreté frappe surtout le monde rural, mais surtout les femmes et les enfants.

La session n'a eu de cesse de permettre à ses participants de réfléchir aux moyens d'inverser cette tendance. Car les sommes à mobiliser pour endiguer le fléau de la dégradation des terres sont dérisoires eu égard aux enjeux. Malheureusement, les États, malgré les promesses faites lors de la Conférence Rio+20 tenue en 2012, ne respectent pas toujours leurs engagements et ne traduisent pas dans la réalité leurs déclarations d’intention. De fait, le coût de l’inaction, est souvent sous-estimé.

Au micro de Géraldine Deblon, Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, qui quittera prochainement ses fonctions dresse un premier bilan de la Conférence de Windhoek, en attendant que la Conférence ne clôture ses travaux et n'adopte les documents finaux de la COP11.

(Extrait sonore : Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification ; propos recueillis par Géraldine Deblon)

Le dernier journal
Le dernier journal
28/07/2014
Loading the player ...