Côte d'Ivoire : la CPI attend d'avoir tous les éléments prouvant que la justice ivoirienne peut juger Simone Gbagbo

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La Chambre préliminaire I délivre trois mandats d'arrêt © ICC-CPI

La Cour pénale internationale (CPI) qui siège à La Haye, aux Pays-Bas a réagi, par la voix de son porte-parole, Fadi El Abdallah, à l'annonce fait vendredi par la Côte d'Ivoire de juger Simone Gbagbo, l'ancienne première Dame du pays et de ne pas procéder à son transfèrement.

« La Cour Pénale Internationale est dans l'attente du recours que présentera la Côte d'Ivoire ainsi que dans l'attente de tous les éléments prouvant que le système judiciaire national est capable et a l'intention de conduire des poursuites sérieuses contre Simonne Gbagbo. Sur la base de ces éléments, la Cour décidera d'arrêter l'Affaire devant la CPI ou non », a déclaré Fadi El Abdallah, le porte parole de la CPI.

Les autorités ivoiriennes ont annoncé vendredi leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, l'épouse de l'ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l'humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

Le Conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, «a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de sursoir à exécuter le mandat d'arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye», selon un communiqué gouvernemental.

Le refus ivoirien d'extrader Simone vers la CPI «vise à la faire juger en Côte d'Ivoire par les juridictions ivoiriennes», explique le communiqué.

Le gouvernement, qui «déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI», a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales «sont aujourd'hui réhabilitées et à même de faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense», précise le texte. Ce qui selon lui n'était pas le cas lorsqu'il a fallu statuer sur le sort de l'ancien Président, Laurent Gbagbo, en décembre 2011.

(Extrait sonore : Dixit Fadi El Abdallah, le porte-parole de la Cour Pénale Internationale qui a été joint à la Haye)

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20/10/2017
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