Afghanistan : les élections de 2014 ne doivent pas occulter les autres défis

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Le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation en Afghanistan. Les quinze ont d'abord entendu l'exposé de Jan Kurbis, le Représentant spécial des Nations Unies dans le pays. Ce dernier, tout en rappelant les fragiles progrès accomplis, a souligné les défis persistants de la violence et du trafic de drogues, alors que la période de transition bat son plein. Aussi, la préparation des élections en 2014, ne doit pas occulter les autres questions de la lutte contre la corruption, de l'instauration de l'état de droit et du développement économique.

 

Des propos repris ensuite par nombre de membres du Conseil de sécurité à l'instar du Représentant de la France, Philippe Bertoux. Ce dernier a déclaré que l'Afghanistan est entré le 18 juin dernier dans la dernière phase de la transition qui s'achèvera dans un peu plus d'un an. Les forces afghanes de sécurité sont désormais responsables de la sécurité sur la totalité du territoire, marquant ainsi la souveraineté restaurée de l'Afghanistan. Cette réussite s'est faite avec le concours des forces internationales qui continuent de soutenir leurs frères d'armes afghans jusqu'à la fin de l'année 2014.

Le diplomate français a fait valoir que la présence de la communauté internationale aux côtés de l'Afghanistan ne s'arrêtera pas à la fin de la transition. Les partenaires internationaux de l'Afghanistan, comme la France, ont formalisé ou sont en train de formaliser avec le gouvernement afghan le cadre de relations bilatérales différentes fondées sur une coopération militaire et civile renforcée.

La communauté internationale maintiendra son soutien à l'Afghanistan pendant cette période de transformation. Les engagements des partenaires internationaux de l'Afghanistan, en particulier des bailleurs de fonds, doivent être enfin affichés clairement. A ce titre la France débloquera prochainement 2 millions d'Euros au bénéfice de la Commission électorale indépendante via le PNUD.

Le représentant de la France a fait valoir que son pays considère que les Nations Unies doivent être appelées à assumer une responsabilité accrue en Afghanistan et qu'un renforcement du rôle politique de la MANUA est de notre point de vue impératif pour faciliter la mise en œuvre des processus politiques.

Philippe Bertoux a conclu son propos en soulignant que seul un véritable processus politique inter-afghan inclusif permettra de garantir l'émergence d'un Afghanistan stable et pacifié. Ce dialogue doit être conduit par les Afghans, conformément aux principes définis par eux et entérinés par la communauté internationale à Bonn en 2011, ainsi que par le Conseil de sécurité. Beaucoup d'incertitudes demeurent et les efforts doivent être poursuivis, a-t-il ajouté.

(Extrait sonore : Philippe Bertoux, Représentant de la France)

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31/07/2014
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