Syrie : Ban demande au gouvernement d’autoriser une enquête sur les nouvelles allégations d’utilisation d’armes chimiques

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Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a formulé jeudi une demande officielle au gouvernement syrien afin de permettre à l’équipe d’experts des Nations Unies en place à Damas d’enquêter sur les dernières allégations concernant l’utilisation d’armes chimiques.

« Le Secrétaire général demeure profondément troublé par les informations selon lesquelles des armes chimiques auraient été utilisées en Syrie. Il estime que les incidents qui ont été signalés hier doivent faire sans retard l’objet d’une enquête », a indiqué le porte parole de Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse à New York.

« Il s’est mis en contact depuis hier avec des dirigeants du monde et a demandé à la Secrétaire générale adjointe, Angela Kane, de se rendre à Damas. Depuis la réception des premières informations, de hauts responsables de l’ONU se sont en outre mis en contact avec les autorités syriennes », a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole, le Secrétaire général accueille favorablement la réunion que le Conseil de sécurité a tenue hier ainsi que les conclusions de la Présidente du Conseil appuyant son intention de mener une enquête approfondie, impartiale et rapide.

« Le Secrétaire général lance à présent un appel pour que la mission, qui se trouve actuellement à Damas, obtienne les autorisations et l’accès nécessaires à une enquête rapide sur l’incident qui s’est produit le 21 août 2013 au matin », a affirmé le porte-parole.

« À cet égard, une demande officielle est en train d’être envoyée par les Nations Unies au Gouvernement de la Syrie. Le Secrétaire général compte sur une réponse favorable et rapide », a-t-il affirmé.

Il réitère son appel à la cessation des hostilités pour que l’aide humanitaire puisse être acheminée de manière urgente.

De son côté, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a également exhorté les forces gouvernementales et l’opposition à assurer que l’équipe d’experts puisse examiner le site de l’attaque présumée au plus vite.

Elle a qualifiée les allégations « d’extrêmement graves » et a déclaré que le meurtre présumé de centaines de civils, dont de nombreux femmes et enfants, doit être soit avéré ou réfuté « dès que cela est humainement possible ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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01/09/2014
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