Soudan du Sud: légère amélioration de l'insécurité alimentaire et situation toujours volatile dans le Jonglei

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Le PAM fournit une aide alimentaire à Pibor au Soudan du Sud. Photo : Martine Perret

La situation humanitaire s'est légèrement améliorée au Soudan du Sud mais les besoins des populations les plus fragiles, soit plus d'un million de personnes, restent toujours extrêmement préoccupants. Les organisations humanitaires des Nations Unies doivent également faire face à la persistance de la violence dans l'Etat de Jonglei, mais aussi à des défis logistiques immenses créés non seulement par les pluies diluviennes qui les obligent à utiliser des hélicoptères.

Preuve de la volatilité de la situation sur le terrain, les distributions d'aide alimentaire ont été interrompues le 18 Août dernier ans la ville de Pibor, en raison de l'insécurité et de divers abus signalés sur place. Avant cette interruption, les humanitaires onusiens ont réussi à venir en aide à près de 21.000 personnes dans cette ville.

Les agences humanitaires de l'ONU ont également réussi à fournir une assistance aux populations touchées par les violences intercommunautaires dans l’Etat de Jonglei. Après la distribution de l'aide alimentaire à Dorein et Labrab, les opérations se sont poursuivies à Gumuruk où les humanitaires ont distribué des biscuits à haute teneur énergétique.

Par ailleurs, un rapport récent a montré la sécurité alimentaire globale au Soudan du Sud s’est quelque peu améliorée par rapport à l’an dernier, mais que la situation reste précaire dans les zones à faible pluviométrie ou les localités touchées par la violence. Selon la porte-parole du PAM, cette « insécurité alimentaire s'est légèrement améliorée et les taux de malnutrition se sont légèrement améliorés dans le pays, mais il y a encore des endroits préoccupants, notamment dans les Etats de Jonglei, Unité et Warrap où les taux varient entre 14 et 21% alors que la moyenne nationale est de 11% ».

« Donc il ne faut pas baisser la garde et il faut continuer à apporter une assistance dans des conditions qui sont souvent extrêmement difficiles », fait remarquer Elisabeth Byrs.

Les Nations Unies redoutent aussi que le déficit de financement compromet davantage la poursuite de l'aide alimentaire fournie aux populations vulnérables. L'ONU fait état d'un déficit de financement de 84 millions de dollars pour l’aide alimentaire et ses programmes de nutrition jusqu’à la fin de 2013.

(Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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18/09/2014
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