RCA : violence et insécurité persistent alors que l'état de droit est quasi inexistant, selon l'ONU

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Des enfants déplacés devant leur nouvelle maison dans la brousse. Leurs parents ont construit des abris dans la brousse après avoir échappé à l’attaque contre leur village de Boutouli. (© UNHCR / H.Caux, Août 2007)

En République centrafricaine (RCA), les allégations d'assassinats, d'actes de torture, de violences contre les femmes, de disparitions forcées, de pillages et de justice populaire ainsi qu'un climat généralisé d'insécurité et d'absence d'état de droit prévalent, a indiqué aujourd'hui le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, devant le Conseil de sécurité, après s'être rendu dans le pays à la fin du mois de juillet pour enquêter sur la situation des droits de l'homme dans le pays.

Les informations rapportées par Ivan Simonovic rejoignent celles des divers experts qui avaient récemment dénoncé la situation en RCA.

D'après les allégations reçues par les experts des droits de l'homme, concernant notamment les violences sexuelles à l'encontre des femmes, des viols de filles et de femmes auraient été commis lors des opérations de pacifications de la Séléka dans différents quartiers et communautés, ainsi que des mariages forcés pour imposer l'intégration des combattants dans ces communautés.

Autre élément perturbateur, souligné par le Sous-Secrétaire général, la destruction systématique et répandue des registres d’état-civis y compris des certificats de naissance et des registres des prisons, qui témoignerait de la volonté de la part de la Séléka de nuire à la capacité de tenir des élections au cours des prochains mois.

Les experts appellent la communauté internationale à se saisir de la situation en RCA, car dans un pays où l'Etat de droit n'est pas respecté et l'instabilité règne afin de ne pas laisser se développer l'insécurité dans le pays.

Ivan SImonovic a présenté six recommandations aux membres de Conseil de sécurité, dont l’une l'incitant à adresser un ferme message aux commandants militaires et aux autorités de transition soulignant que devant la loi internationale,ils sont responsables de la prévention des crimes et de la poursuite de leurs auteurs.

(Interview : Olivier de Frouville, Président du groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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24/07/2014
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