RCA : "il est temps d'agir", déclare Babacar Gaye au Conseil de sécurité

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Le General Babacar Gaye devant le Conseil de sécurité.

Les progrès effectués dans les domaines politiques, humanitaires et des droits de l'homme en République centrafricaine ont atteint leur limite et nous ne pouvons plus aller plus en avant sans une force légitime sur place, a déclaré ce mercredi le général Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, à la sortie de consultations avec le Conseil de sécurité de l'ONU à New York.

Selon le Représentant spécial, malgré l'insécurité qui persiste, des avancées ont « incontestablement » été enregistrées en RCA, d'abord dans le  domaine de la sécurité à Bangui, mais surtout dans le domaine politique avec l'établissement de la charte de transition avec un gouvernement conforme à ses dispositions, et un Conseil national de transition qui a réélu son bureau.

« Tout ces progrès sont des progrès qui ont atteint leur limite » a précisé Babacar Gaye, avant d'ajouter que le pays a besoin d'une force qui n'est pas tout simplement un groupe de rebelles, mais une force mandatée par la communauté internationale qui a donc une légitimité.

Pour le Représentant spécial cette force est la Force de l'Union africaine. AFISM-CAR, qui a avancé le déploiement de 3.500 hommes, et la rencontre ce mercredi avec le Conseil était l'occasion de leur dire « il est temps d'agir sur ce qui aura un effet levier dans les autres domaines ».

Le Représentant spécial pour la RCA a donc demandé au quinze qu'ils soutiennent l'initiative de l'Union africaine et qu’ils adaptent au plus vite le Bureau des Nations Unies à la réalité de ce moment, notamment afin d'avoir une meilleure connaissance de la situation, une présence plus soutenue et des efforts dans le domaine des droits de l'homme.

Sur le terrain, Babacar Gaye s'attend à ce que les acteurs politiques respectent à la lettre la Charte de transition afin d'établir un socle qui soit le même pour tout le monde et qui permette ainsi de sortir de la crise de légitimité actuelle du pays.

Aussi le Représentant spécial demande à toutes les forces du pays de faire tout leur possible pour améliorer les conditions de sécurité pour la population en attendant l'arrivée de la force africaine. Cela passe par la requalification de la gendarmerie et de la police qui sont les représentants de l'État, et l'abstention des membres de la Seleka d'exercer des pouvoirs de police qu'ils n'ont pas vocation à exercer.

(Interview : Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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19/12/2014
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