Égypte : les attaques contre des églises et les établissements publics sont inacceptables, déclare Ban Ki-moon

Écouter /

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a fermement condamné samedi les attaques contre les églises, les hôpitaux et les bâtiments publics en Egypte, en les qualifiant d'inacceptables. Il a lancé un appel aux autorités pour contenir la violence et relancer immédiatement le processus politique.

«Le Secrétaire général estime que la prévention des pertes en vies humaines devrait être la plus haute priorité des Egyptiens en ces moments dangereux”, a déclaré son porte-parole dans un communiqué. “Il exhorte les manifestants et les autorités à faire preuve d'un maximum de retenue et à passer immédiatement à une phase de désescalade».

Selon les médias, les forces de sécurité égyptiennes ont affronté les partisans de l’ancien président Mohamed Morsi dans une mosquée du centre du Caire, dans laquelle des dizaines de manifestants des Frères musulmans avaient cherché refuge contre la violence qui a fait plus de 500 morts et des milliers de blessés au cours des quatre derniers jours.

«Le Secrétaire général est alarmé par les développements en cours en Égypte et la flambée généralisée des manifestations violentes et l’usage excessif de la force utilisée pour y répondre», indique le communiqué.

Ban Ki-moon estime qu'il est urgent d'agir et a appelle tous les Egyptiens à résoudre leurs différends de manière pacifique en vue d'aller de l'avant.

“Face à une telle forte polarisation de la société égyptienne, les autorités et les dirigeants politiques partagent la responsabilité de mettre fin à la violence actuelle,”, peut-on lire dans le communiqué.

Ban Ki-moon a également appelé les autorités et les responsables politiques à «adopter un plan crédible pour contenir la violence et relancer le processus politique détourné par la violence.”

L’Egypte a connu une transition démocratique après la chute du président Hosni Moubarak il ya deux ans à la suite de manifestations de masse. Le mois dernier, à la suite de manifestations – durant lesquelles des dizaines de personnes ont été tuées et blessées – l’armée égyptienne a destitué le président Morsi. La Constitution a ensuite été suspendue et un gouvernement intérimaire mis en place.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Le dernier journal
Le dernier journal
15/04/2014
Loading the player ...