Côte d'Ivoire : le débat sur la nationalité doit être inclusif estime la CSCI

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Burkinabé vivant en Côte d’Ivoire

En Côte d'Ivoire, la question de nationalité reste un sujet de contention. Un projet de loi sur l’apatridie unit SOS Exclusion et la Convention de la société civile de Côte d’Ivoire (CSCI) qui estiment que toutes les composantes de la république devraient prendre part à ce débat.

Ces organisations ont saisi la semaine dernière le Conseil constitutionnel, afin que la question de la nationalité soit débattue en dehors du champ politique comme l'explique le Docteur Christophe Kouamé, Coordonnateur de la CSCI lors d'un entretien avec René Kapita, d'ONUCI-FM.

La Convention de 1961 vise à réduire les cas d'apatridie. La Côte d'Ivoire entend ratifier ce texte. Mais certains rappelle que la situation ne s'applique pas au pays et que le pays, après son accession à l'indépendance, s'est doté d'un code de la nationalité qui offrait la liberté aux étrangers résidants dans le pays, soit d'acquérir la nationalité selon le droit du sol, soit de conserver la nationalité de leur pays d'origine. En 1972, une révision de ce code a permis aux retardataires de faire leur choix en optant ou non pour la nationalité ivoirienne. Puis, en 2007, lors des audiences foraines, la nationalité a été accordée sur présentation de l'extrait d'acte de naissance.

Et de rappeler que le Conseil de sécurité de l'ONU, siégeant à New York le 30 juillet dernier, a exhorté par sa résolution 2112 le gouvernement ivoirien «à prendre des mesures concrètes et tangibles pour prévenir les violences intercommunautaires et en atténuer les conséquences en essayant de dégager un large consensus national sur la façon de régler les questions d'identité et de propriété foncière».

(Interview : Docteur Christophe Kouamé, Coordonnateur de la Convention de la société civile de Côte d'Ivoire; propos recueillis par René Kapita d'ONUCI-FM)

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26/12/2014
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