Brahimi: le feu vert du Conseil de sécurité est nécessaire pour intervenir en Syrie

Écouter /

Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour le conflit en Syrie (Photo: J. M. Ferré/ONU).

Lakhdar Brahimi « continue à croire qu’il n’y aura pas de solution militaire en Syrie et il n’y aura qu’une solution politique » et, le plus tôt on travaille sur ce processus, mieux cela vaut ». Interrogé lors d’une conférence de presse à Genève sur une possible intervention militaire en Syrie, l’envoyé spécial de la Ligue arabe et de l’ONU a souligné que « la loi internationale est claire sur cela ». Selon l'ancien Chef de la diplomatie algérienne, une éventuelle intervention militaire en Syrie devra être approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Représentant spécial conjoint de la Ligue des États arabes et de l’ONU pense qu’une action militaire peut être entreprise après la décision du Conseil de sécurité. Sans présager de la suite des événements et de la décision de certains pays de lancer une action militaire contre Damas, Lakhdar Brahimi qualifie l'usage d'armes chimique de développement inacceptable et scandaleux.

« Il y a un avant 21 août, et un après 21 août. S'il y a une action militaire qui intervient, il n'y a pas de doutes que ça aura un effet sur la situation en Syrie. Est-ce que ça précipitera, est-ce que ça va accroître, si vous voulez, l'intérêt pour une solution politique ou au contraire, il y aura une tentation pour dire « On n'a pas besoin d'une solution politique, on peut avoir une solution militaire », je n'en sais rien.  Moi, je continue à croire qu'il n'y aura pas de solution militaire en Syrie, il n'y aura qu'une solution politique et le plus tôt on travaille sérieusement pour cette solution politique, mieux ça vaut », a déclaré le Représentant spécial conjoint.

Selon Lakhdar Brahimi, la Syrie reste aujourd'hui la plus grande crise qui menace la paix et la sécurité dans le monde. Dans ces conditions, il souligne l'urgence de relancer le processus politique, en poursuivant le dialogue avec les Américains et les Russes pour arriver à la tenue de la conférence de paix de Genève 2.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à  Genève, avec un extrait sonore de Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour le conflit en Syrie)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
Le dernier journal
Le dernier journal
19/09/2014
Loading the player ...