Un traitement antirétroviral plus précoce contre le VIH est nécessaire, selon l'OMS

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Adelaide, une mère séropositive dont la fille de 14 mois est née sans le VIH grâce aux traitements reçus, reçoit la visite de Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA (Photo : ONUSIDA)

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié dimanche 30 juin, de nouvelles recommandations concernant le traitement antirétroviral (TAR) du VIH à un stade plus précoce afin d’aider les personnes porteuses du VIH à vivre plus longtemps et en meilleure santé et de réduire substantiellement le risque de transmission du virus.

Selon l'OMS, cette nouvelle approche pourrait éviter 3 millions de décès et prévenir 3,5 millions de nouvelles infections par le VIH entre aujourd’hui et 2025. À la fin de l’année 2012, 9,7 millions de personnes dans le monde avaient accès à de tels traitements.

Les nouvelles recommandations encouragent tous les pays à commencer le traitement antirétroviral chez les adultes vivant avec le VIH lorsque leur système immunitaire est encore fort.

L’OMS a décidé de changer ses recommandations suite à la découverte d’éléments qui prouvent que le traitement précoce peut à la fois maintenir les patients en bonne santé et abaisser leur charge virale, ce qui réduit le risque de transmission. Cette agence de l'ONU encourage également les pays à améliorer la fourniture des services liés au VIH, en les liant plus étroitement à d’autres services de santé tels que ceux relatifs à la tuberculose, à la santé maternelle et infantile, à la santé sexuelle et génésique et au traitement de la dépendance aux drogues.

« Aujourd’hui près de 10 millions de personnes ont accès à ce traitement salvateur.

C’est un véritable triomphe pour nos efforts de développement », indique le Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), Michel Sidibé.

« Nous devons cependant faire face à un nouveau défi: garantir que la totalité des 26 millions de personnes susceptibles de bénéficier du traitement y aient effectivement accès. Toute nouvelle infection par le VIH ou tout nouveau décès lié au Sida dû à un accès insuffisant au traitement antirétroviral seraient inacceptables », a-t-il conclu.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

 

Classé sous Femmes et enfants, L'info, Santé.
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19/08/2014
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