RDC : les FARDC affirment avoir le contrôle de la situation à Mutaho

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Des soldats des FARDC au Nord-Kivu (Photo : Radio Okapi)

« Nul besoin de paniquer, la situation sur la ligne de front est entièrement sous contrôle des FARDC », a affirmé lundi 15 juillet le porte-parole de l'armée au Nord-Kivu concernant la localité de Mutaho, située à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de Goma, où des affrontements survenus la veille en fin d'après-midi entre l'armée loyaliste et le M23 se poursuivent. 

La Mission des Nations Unies de stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a exprimé lundi 15 juillet sa préoccupation concernant l’attaque du Mouvement du 23 mars (M23) contre des soldats des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans la province du Nord Kivu et lancé un appel à la retenue afin d’éviter une escalade de la situation.

« Je lance un appel pour le respect de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération afin de permettre au processus politique en cours d’aller de l’avant », a dit le Représentant spécial par intérim de la MONUSCO, Moustapha Soumaré, dans un communiqué de presse. « J’invite tous les signataires de l’Accord-cadre à user de leur influence pour éviter une escalade de la situation ».

Le porte-parole militaire de la MONUSCO, le Colonel Felix Basse, a saisi cette occasion pour rappeler le rôle de la Brigade spéciale d'intervention de la MONUSCO.

Les autorités coutumières locales des groupements Rusayo et Kibati, ainsi que la société civile du territoire de Nyiragongo ajoutent que la ligne de front est désormais un peu plus au nord de Mutaho, en groupement Kibati. Elles confirment que les FARDC contrôlent la situation à Mutaho.

Dimanche 14 juillet,  les FARDC et le M23 se sont affrontés de 14 heures à 18 heures, dans la région de Mutaho, chacune des forces accusant l'autre d'avoir ouvert les hostilités. Après une brève accalmie la nuit, les accrochages ont repris aux environs 6 heures locales, lundi 15 juillet. Jusqu'en fin de matinée les FARDC pilonnaient encore les positions du M23 pour « s'assurer que l'ennemi est repoussé le plus loin possible de Goma », a indiqué le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu. D'après lui, les combats ont fait trois morts dans les rangs de l'armée. D'autres sources dans la région affirment qu'il y aurait une dizaine de morts du côté du M23 et onze capturés.

La MONUSCO pour sa part dit avoir mis ses troupes en état d'alerte maximale. Ces dernières sont prêtes à recourir à l'usage de la force en cas de nécessité pour protéger les civils à Goma et ses environs.

(Extrait sonore : Colonel Felix Basse, porte-parole militaire de la MONUSCO ; propos recueillis par Radio Okapi)

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11/12/2017
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