L'ONU, la CEDEAO et l'Union du Fleuve Mano décident de développer une stratégie de sécurité commune

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Saïd Djinnit, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest

Les Nations Unies, la Commission de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Secrétariat de l’Union du Fleuve Mano (UFM) et des Ministres de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Liberia, de la Sierra Leone, se sont réunis lundi à Dakar pour développer une stratégie de sécurité commune pour l’Union du Fleuve Mano, et ce afin de répondre aux menaces liées aux mouvements transfrontaliers de groupes armés et au trafic d’armes.

Alors qu’elle a connu des décennies de conflits meurtriers, la région de l’Union du Fleuve Mano a connu, au cours de ses dernières années, un relèvement socioéconomique remarquable. Cette région compte en effet parmi les plus riches du continent africain, avec un taux de croissance économique en 2012 estimé à 19,7% pour la Sierra Leone et 9,8% en Côte d’Ivoire.

Dans son discours d’ouverture, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, a insisté sur la nécessité de soutenir les pays de l’Union à se stabiliser, notamment au travers d’une meilleure gestion commune des questions frontalières. « La région du Fleuve Mano a le potentiel pour devenir un pôle de stabilité et de prospérité clé dans l’espace CEDEAO, » a-t-il déclaré.

Le Président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désire Ouedraogo, a quant à lui, mis en avant la nécessité de formuler un plan d’action réaliste pour renforcer la paix et la sécurité dans la sous-région et permettre la mise en valeur des ressources naturelles de ces pays pour le bien-être des populations. « Nos efforts communs doivent être axés sur des initiatives visant à réconcilier les populations autour d’une vision commune d’unité, d’inclusion et de culture démocratique ».

De son côté, la Secrétaire générale de l’UFM, Hadja Saran Daraba Kaba, s’est félicitée de la mobilisation des partenaires pour soutenir les efforts de l’Union afin de sécuriser ses frontières. « Grâce à cette stratégie, nous allons pouvoir apporter des réponses coordonnées, tant au niveau des communautés qu’aux niveaux national, régional et global », a-t-elle souligné.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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29/07/2014
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